L'Allier: un modèle pour le maire de Saguenay?

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Jean-Paul L'Allier, ancien maire de Québec, décédé dans la nuit de lundi à mardi.

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Le Quotidien

Quand Jean Tremblay affirme que Jean-Paul L'Allier est «... rapidement devenu un modèle» pour lui, on ne peut s'empêcher de sourciller. Il parle de l'ancien maire de Québec en termes vagues: «un politicien aguerri et efficace». Comme s'il cherchait à profiter de l'événement pour tirer la couverte de son bord, comme on dit.

On se demande finalement ce qu'il a vraiment appris de ce grand visionnaire qu'était M. L'Allier. Notamment au chapitre de la démocratie. Tout le monde loue la grande capacité d'écoute du maire de Québec et le respect qu'il avait pour ses adversaires. La démocratie municipale, qu'il a instaurée dans la capitale du Québec, a porté des fruits et placé la ville de Champlain au rang des grandes villes de la planète.

Jean-Paul L'Allier a fait figure de visionnaire en matière d'urbanisme et un prix municipal porte son nom pour reconnaître les efforts d'un élu qui innove en cette matière. Il avait lui-même baptisé sa vision, «l'économie de la beauté». Il suffit de se promener dans les Quartier Latin, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch et sur la colline parlementaire pour voir le résultat des décisions qu'il a inspirées.

Il a aussi ajusté la réglementation municipale de manière à protéger le patrimoine bâti, en faire un atout pour affirmer l'identité de sa ville et, du même coup, ajouter un élément caractéristique supplémentaire dans le développement urbain. Il a légiféré en faveur de ceux qui voulaient préserver le patrimoine et notamment le patrimoine religieux, certaines églises en particulier. Dans le quartier Saint-Roch, notamment, sous sa gouverne, la ville de Québec a acquis des terrains destinés à des promoteurs immobiliers pour en faire des espaces publics agréables et beaux.

Quand on constate le sort désolant réservé à l'église de Fatima et qu'on doive se forcer pour regarder sans gêne la Place du citoyen, on est forcé de constater que deux passions de M. L'Allier ont échappé au maire Tremblay: un urbanisme inventif et le souci du patrimoine.

Rosaire Gagnon, Saint-Ambroise

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