L'appel de la métropole

Khadiyatoulah Fall.... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Khadiyatoulah Fall.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

En réaction à l'article de Mme Laura Lévesque publié dans Le Quotidien du 31 décembre 2015 et de l'opinion du professeur de l'UQAC, M. Khadiyatoulah Fall, à l'effet que les Québécois font de la discrimination dans l'embauche des femmes et des hommes issus des communautés minoritaires et que les politiciens ont un discours creux quand ils parlent d'accueil sans parler d'emploi, voici mon expérience personnelle à ce chapitre alors que j'occupais le poste de responsable des ressources humaines au ministère des Transports, de 1973 à 1997.

À la fin des années 1980, le gouvernement du Québec a mis sur pied un programme intitulé «Accès à l'égalité à l'embauche des femmes, des handicapés et des membres des communautés ethniques dont la langue maternelle est autre que le français et l'anglais». Dans l'application de ce programme, il fallait embaucher en priorité, parmi les personnes s'étant qualifiées lors d'un concours de recrutement public ouvert à tous les Québécois, les candidats des groupes précités.

Sur une période de cinq années, j'ai embauché sept ingénieurs appartenant à des communautés ethniques dans les bureaux du ministère des Transports à Chibougamau, Roberval, Métabetchouan, Jonquière et Chicoutimi. À chaque endroit, ces personnes ont été très bien accueillies par leurs confrères et consoeurs de travail et dans la société environnante.

Mais, car il y a un mais, dès que ces ingénieurs avaient obtenu leur permanence après un an de travail, ils s'empressaient d'appliquer sur des offres de mutation dans la région de Montréal afin de rejoindre leur diaspora respective.

Donc, M. Khadiyatoulah Fall, il est faux de prétendre que nos politiciens ont un discours creux et que les Québécois ne favorisent pas l'intégration des migrants et leur embauche. Ce sont plutôt les migrants qui rejoignent leurs groupes ethniques à Montréal et dans les environs de la métropole ce qui, vous en conviendrez, limite leur intégration totale dans le Québec qui, en passant, ne se limite pas uniquement à Montréal.

Sur ce point, on n'a qu'à constater le choix des migrants syriens depuis leur arrivée en sol québécois en décembre: ils choisissent Montréal à plus de 95%.

Eugène Tremblay, Chicoutimi

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer