Les premiers jours de Justin Trudeau

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau... (Archives La Presse)

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Le Quotidien

En récapitulant les faits marquants de l'actualité 2015, l'élection de Justin Trudeau comme premier ministre du Canada vient probablement dans les premiers rangs. Son accession au pouvoir semble, de prime abord, être porteuse d'espoir, d'ouverture et de transparence particulièrement pour la population du Québec. Pour ma part, je suis loin de partager cet optimisme généralisé.

Les premiers jours sous la gouverne de M. Trudeau sont loin de me rassurer à cet égard. Déjà, le règne des déficits gigantesques annoncés est très inquiétant pour l'avenir rapproché des Canadiens. On dépense pour remplir nos promesses électorales en saupoudrant de cadeaux à gauche et à droite même si nous n'avons pas les moyens financiers pour le faire. Pour le cas des réfugiés, oui c'est important en tant que pays de prendre soin de la misère humaine et des personnes en difficulté. Mais le semblant de manque de réflexion profonde derrière cette prise de décision rapide ne me rassure guère.

C'est bien beau avoir un grand coeur et aller dans le sens de ce que les Canadiens veulent entendre, mais en tant que premier ministre, il faut penser aux conséquences dans le futur d'une telle décision. En voyant aller le déroulement de cette décision, on perçoit une improvisation, un manque d'analyse qui inquiète par rapport à la prise de décisions. Un autre élément qui me ne me rassure guère est le temps qu'il passe à s'occuper des magazines populaires quand le premier ministre devrait, surtout en entrant en poste, mettre son temps sur des dossiers majeurs à apprivoiser, à réfléchir, à régler et à diriger. Le fait que le premier ministre du Canada perde du temps dans des choses anodines, mais qui frappent l'oeil démontre beaucoup de choses malheureusement.

Autre point, le monde doit présentement combattre le terrorisme et tous les pays doivent se serrer les coudes dans ce combat à finir. L'idéologie des terroristes est d'avoir la suprématie mondiale totale dont le Canada ne fait surtout pas exception et il ne faudrait pas se compter fleurette là-dessus. Ce n'est pas en se fermant les yeux et en pensant qu'on sera épargné en ne participant pas aux missions de guerre qui est selon moi la solution à long terme. Peut-être un jour, on regrettera de ne pas avoir appuyé les forces antiterroristes de l'État islamique et autres lorsque nous avions encore un certain pouvoir de nous défendre. Tout le monde est pour la paix et l'amour, mais quelques fois, il faut se défendre pour vivre en paix.

En se retirant, le Canada va peut-être être épargné quelque temps, mais un jour, le boomerang va lui revenir en pleine face et probablement plus fort encore. Nous avons voté pour un chef du temps, malheureusement le contenu semble inquiétant.

Jean-Marc Girard, Jonquière

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