Un signal important de Québec

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Le Quotidien

Feu vert gouvernemental: un signal positif majeur dans un projet d'envergure tel que celui du lac à Paul.

J'aimerais ici souligner à quel point le décret gouvernemental annoncé le 22 décembre dernier signifie une étape importante dans tout développement minier et particulièrement au Québec en ce 21e siècle.

La globalisation de l'économie que connaît le monde maintenant est connue depuis longtemps par l'industrie minière. Les métaux et les différents minéraux extraits à travers le monde voyagent depuis des siècles puisqu'ils sont présents de manière hétérogène sur la planète. On est bien obligé d'exploiter le nickel et l'or là où il y en a avant de les transporter là où ils sont utiles. Il en résulte une industrie ayant le monde comme terrain de jeu. Les pays avec des juridictions diverses s'affrontent pour amasser les investissements nécessaires à l'implantation de telle ou telle mine. La compétition est mondiale et nos concurrents se trouvent souvent aux antipodes.

Depuis le début du siècle, les contrôles environnementaux sont plus sévères et c'est tant mieux. Notre industrie adhère au principe du pollueur payeur. Ce réveil environnemental mondial qui vient de culminer à Paris s'accompagne également d'un réveil de la société, où les communautés désirent s'approprier leurs ressources naturelles. Le phénomène de nationalisation des ressources (Resources Nationalism) est universel. Dans ce contexte, la non-acceptabilité sociale d'un projet rendrait son financement plutôt problématique et devrait le freiner.

La délivrance récente du décret gouvernemental prend alors tout son sens et envoie le message clair que le Québec désire faire aboutir ce projet. Il faut se rappeler également que la concrétisation d'un projet miner est une tâche de plusieurs années. Énumérons ici quelques étapes charnières à tout projet minier:

- La découverte, peu importe la manière;

- Prouver les réserves, de façon qualitative et économique;

- L'obtention du décret, qui sous-tend une acceptabilité sociale;

- Le démarrage, qui implique le financement et la construction;

- Et éventuellement une 2e et 3e transformation.

À cette dernière étape de la transformation, on peut imaginer la création d'une industrie qui graviterait autour de la production minière (une grappe industrielle). Nous comprenons ici qu'Arianne Phosphate est rendue au milieu d'un long processus où le support de tous les acteurs locaux est requis.

Lors du dernier Sommet économique régional, on soulignait la volonté de plusieurs de promouvoir la transformation régionale des métaux et minéraux extraits de notre sous-sol. Un groupe de travail s'y penche déjà. N'oublions pas, cependant, que la mine du lac à Paul doit ouvrir et opérer avant de procéder à une quelconque transformation.

Bernard Lapointe, ancien président de Ressources d'Arianne

Saguenay

Pas bon pour les affaires

Comme tout pouvoir, le quatrième pouvoir constitué des médias m'apparait excessif par moment. J'en veux pour preuve une nouvelle parue dans le journal Le Quotidien du 28 décembre dernier, concernant un chauffeur de taxi pris en flagrant délit d'ivresse au volant, travaillant pour une compagnie.

Question 1: comment se sentent le propriétaire et les autres employés qui, eux, n'ont rien à se reprocher, de voir étalés en première page du journal, les nom et numéro de téléphone de leur entreprise? Bon pour les affaires? Moi ça m'aurait heurtée.

Question 2: les gens qui généralisent, et ils sont beaucoup plus nombreux que cela le laisse penser, continueront-ils à faire confiance à une entreprise de taxis qui a engagé un chauffeur qui lève le coude au travail? Le monde saura bien faire la part des choses, diront certains, mais en attendant?

Question 3: sachant que ces mêmes personnes ne lisent que les gros titres et les phrases accrocheuses sous les photos du journal, même si, dans l'article, le propriétaire a bien tenté de convaincre les lecteurs qu'il s'agissait d'un cas isolé, est-il assuré que cela n'aura pas de répercussion sur la clientèle? On peut en douter. Non?

Dans pareille situation, il me semble que la journaliste, dont je ne mets aucunement en doute l'intégrité et le professionnalisme, aurait dû se poser ces questions avant d'écrire son article. Se souvenir qu'une réputation est plus facile à détruire qu'à bâtir. Et la cerise sur le sundae: deux photos de mauvaise publicité, avec numéro de téléphone en prime, pour couronner le tout.

Bien sûr qu'en matière de presse à sensation, ou de presse à scandale si vous préférez, on a déjà vu pire. Que la frontière est souvent mince entre l'acceptable et le voyeurisme. Que, des fois, montrer l'insoutenable pour provoquer un changement est vertueux, mais qu'à d'autres moments, il serait de bon aloi de se faire valider par ses pairs avant de se commettre.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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