Noël, une lueur dans la nuit

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Le Quotidien

À chaque date d'anniversaire importante d'un personnage marquant de l'histoire, on rappelle ses oeuvres. Selon qu'il a été musicien, peintre, politicien, guerrier, libérateur de peuple, on a droit à des concerts, des expositions, des conférences, des films, des émissions de télé ou de radio, des livres, pour le faire revivre... Or Noël est l'anniversaire de naissance de Jésus, fils de Marie et de Joseph, né autour de 2021 de notre ère. Si dans les églises chrétiennes, on prépare cet anniversaire et que, dans la nuit du 24 au 25 décembre, on célèbre de façon grandiose sa naissance, les médias de masse n'en font guère mention. Et pourtant, malgré ce silence, d'année en année en Occident, les valeurs révolutionnaires de ce maître de vie fleurissent à Noël, même chez les personnes qui ne reconnaissent pas sa contribution exceptionnelle à leur culture.

Les lumières scintillantes qui éclairent la nuit, les élans d'amour et de solidarité, les rapprochements entre les personnes, les rencontres familiales, les échanges de cadeaux, tous ces éléments culturels reflètent l'esprit de ses enseignements. Le message de Noël est un message d'espoir. Espoir que donne une petite lueur dans la nuit pour indiquer la route. Espoir qui vient de la certitude que toute naissance a du sens, indépendamment de la manière dont cela finira. Espoir de savoir que nous ne sommes pas seuls, que la puissance mystérieuse de ce nouveau-né nous sortira de nos impuissances, à la seule condition de retrousser nos manches pour chercher, demander et frapper à sa porte.

Il est important de nous rappeler ce message d'espoir, en ces temps de noirceur, où des guerres fratricides obligent des populations entières à fuir et que des drogués d'Allah répandent la mort, où il y a encore trop d'injustices et que les Églises chrétiennes sont ébranlées sous le poids de leur histoire, de leur autoritarisme et de leurs dogmes. Un monde sécularisé et la diminution de l'influence des religions dans la société et sur la conduite des personnes ne signifient en rien la fin du christianisme. Ces progrès marquent plutôt la fin d'un monde où les croyances religieuses se transmettent par habitudes et sous forme de dogmes à croire et de rituels à suivre pour être sauvé, et la naissance de témoins engagés, qui donnent un assentiment personnel et lucide à des enseignements qu'ils s'efforcent de mettre en pratique. Ces personnes autonomes et libres ne perçoivent pas les enseignements de Jésus comme des énoncés dogmatiques, mais comme des vérités qui transforment avec d'autant plus de douceur et de puissance qu'elles pénètrent par la force des vérités elles-mêmes.

Espérer qu'un jour viendra où il y aura plus de justice, plus d'entraide et plus d'entente entre les humains, demande beaucoup de courage, car cet espoir n'a rien d'une promesse. Mais espérer malgré les incertitudes motive les personnes de bonne volonté à allumer leur petite bougie et à illuminer le monde de leurs valeurs de paix, d'amour et de partage.

Robert Gaudin, Saint-David-de-Falardeau

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