Un peu de déficits!

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau... (Archives Le Quotidien)

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Que dites-vous d'un tireur à l'arc qui vous fait part que pendant trois ans il va se pratiquer à tirer dix pouces à côté de la cible sachant que faire cela va lui faire perdre les prix attachés à l'atteinte du centre.

À la fois le fameux tireur qui se prend en photo à tout instant vous avertit qu'après trois ans d'une telle pratique décentrée, cela lui permettra de toucher le centre la quatrième année. Un tel raisonnement ne tient pas la route. Qui va croire à cette magie? Un autre exemple. Tout le monde, surtout en cette période des Fêtes, se souhaite principalement «bonne santé». Que penser de quelqu'un qui se souhaiterait pour les trois prochaines années un déficit de vitamines, de fer et d'autres éléments essentiels à son équilibre vital et qu'après trois ans de cette pratique, il va rééquilibrer sa santé. Du langage de ces deux individus, vous seriez, avec raison, interloqué par leurs propos.

Pourtant, le Parti libéral du Canada maintenant élu pour gouverner le pays, nous annonce comme en campagne électorale qu'il va pratiquer le déséquilibre budgétaire pendant trois ans et qu'après il va équilibrer le budget. Pour moi, leurs propos n'ont pas plus de sens que les propos des deux exemples précédents dans ce texte. Entre l'austérité et le gaspillage, il y a le vivre selon ses moyens, l'équilibre budgétaire.

Tu ne peux jamais avoir l'abondance en ayant des pensées de déficits, de pauvreté ou de gaspillage. Comme le dirait la personne animée par le gros bon sens, «pas besoin d'un dictionnaire pour comprendre cela» ! Mais quand on est imbu du pouvoir et qu'on veut s'y perpétuer, on perd son GPS. On s'assoit dans un beau fauteuil de la maison du peuple et on fait semblant que dessous ses fesses, on cache le pouvoir que le peuple a confié de bien administrer.

Vivre décentré, c'est plutôt fatigant, dispendieux et maladif. Mais pour le Parti libéral du Canada, 10 milliards de dollars, c'est "Justin peu de déficits" par rapport à la dette et au produit intérieur brut (PIB). Qu'en sera-t-il dans quatre ans? Rappelons que sous son règne, Trudeau père a fait passer la dette du Canada de 16 milliards à 225 milliards de dollars. Il a fallu 10 ans d'efforts au ministre des Finances conservateur, M. Wilson, pour rétablir la situation.

Martin Belley, Saint-Nazaire

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