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L'Université du Québec à Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'Université du Québec à Chicoutimi

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Le Quotidien

OPINION / Je quitterai mes fonctions de professeur à l'UQAC le 31 décembre prochain après 50 ans dans le milieu du travail et plus de 35 ans de travail et de plaisir à l'UQAC. J'ai un amour profond pour cette institution pour son ouverture sur les jeunes, sur la connaissance, sur le monde et aussi pour sa contribution à la construction d'une société dont nous rêvons. J'y ai modestement fait ma part en cherchant à être digne des avantages qu'elle me donnait.

Je rejoindrai le groupe des anciens et des sages qui ont contribué à bâtir cette institution, qui continuent à la défendre et qui sont fiers de ses progrès. Je profiterai des avantages qu'un régime collectif d'épargne pour l'avenir me permet. J'ai choisi d'explorer la vie autrement, par des voies que j'apprendrai à découvrir. Je plonge dans l'inconnu avec ferveur pour de nouvelles conquêtes. Je redeviendrai citoyen et économiste indépendant. Des mots que j'aime beaucoup.

Quelle vision d'avenir mal nommée dans nos tournures habituelles de langage : départ à la retraite, prendre sa retraite, joindre le groupe des retraités, battre en retraite, partir avec la caisse de retraite, des expressions qui sonnent comme un abandon, une défaite devant les exigences du travail, une fuite devant la vie pour joindre le club de ceux qui souhaitent se mettre en retrait du monde.

Nommer le monde, c'est lui donner un sens. Serait-il alors possible de nommer et de construire un lieu de complicité pour les amoureux de la vie et du temps présent.

Nous serons de plus en plus nombreux dans cette situation de disponibilité retrouvée, au cours des années à venir : explorateurs, artisans, artistes, citoyens engagés, capables d'apporter une contribution originale au patrimoine collectif du temps-énergie qui est la cellule souche, le noyau dur, la matrice de toutes les autres ressources économiques.

Il est souhaitable d'apprendre à mieux nommer cette réalité des gens qui quittent le travail et contribuent d'une autre manière à faire de la vie une aventure humaine solidaire.

Rendre la vie passionnante pour soi-même et pour les autres, une contribution à construire.

Gilles Bergeron, professeur à l'UQAC

Saguenay

Pas en mon nom

Pour faire suite au dernier débat hebdomadaire tenu dans Le Quotidien, celui sur le racisme régional, franchement, M. Martin-Thomas Côté de Radio X, pour argumenter, déforme d'entrée de jeu les propos du maire de Saguenay, prononcés le 29 novembre dernier. C'est du sophisme.

Il y a quand même une énorme différence entre affirmer que des gens sont racistes au Saguenay-Lac-Saint-Jean (ce qui est incontestable) et affirmer que les gens en région sont un peu racistes, comme l'a fait le maire de Saguenay. Que répondriez-vous à quelqu'un qui affirmerait qu'en région les gens sont un peu violents, un peu misogynes, un peu imbéciles, etc. ? Ou encore, que les Saguenéens sont tarés de voter pour Jean Tremblay? Certains oui, sûrement, mais pas tous, quand même. Ce que moi je demande à Jean Tremblay, c'est de la fermer, au lieu de dire, en mon nom, des inepties, des imbécilités, des propos controuvés, genre : « Soulevons-nous contre les intellectuels de ce monde » ou « je ne suis même pas capable de prononcer Djemila Benhabib » ou encore, « en 2016, les taxes à Sherbrooke vont augmenter de 10 % ». Et j'en passe.

Pourquoi, à la faveur du « politically incorrect », s'interdirait-on de le dénoncer, voire pire, pourquoi devrais-je le dédouaner (que voulez-vous? Il est ainsi fait : une personnalité colorée) lorsqu'il prononce, en mon nom, des excès de langage que je considère inacceptables? N'y a-t-il pas quelqu'un capable, dans cette administration municipale, particulièrement chez les élus, de lui demander de se faire valider avant de déclarer quelque chose en public qui pourrait mettre du monde mal à l'aise, même parmi celles et ceux qui l'encensent? N'y a-t-il pas, mis à part bien sûr les opposants notoires, quelqu'un pour l'enjoindre de se tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler en notre nom? Évidemment, le maire de Saguenay a aussi des propos bien avisés à livrer en public. Mais, il est dommage que ses trop nombreuses esbroufes leur fassent ombrage plus souvent qu'autrement.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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