Changement de paradigme

Le Sommet économique régional, en juin 2015.... (Archives Le Quotidien)

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Le Sommet économique régional, en juin 2015.

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Je veux réagir à la dernière chronique de Bertrand Tremblay dans le journal Le Quotidien, titrée: «Le sommet économique: un échec», dans laquelle, pour la énième fois, il accuse des forces occultes issues de l'extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que le retour aux affrontements hystériques de mentalités dépassées, d'être responsables de notre économie régionale moribonde. Il faut reculer un peu de l'arbre qui cache la forêt pour constater qu'il n'y a pas qu'ici où ça va mal.

Une récente enquête sur la population active effectuée par Statistique Canada révèle qu'en un an, le nombre de salariés du privé au Québec a diminué de 2200; en revanche, l'Ontario en a gagné plus de 107 000. Malgré la chute du prix du pétrole et par conséquent du taux de change supposé être favorable aux provinces manufacturières, comme le Québec et l'Ontario, seule cette dernière en profite. Le problème est québécois et les grandes messes que sont les sommets économiques, tant au niveau provincial que régional, remplies de belles promesses et de voeux pieux, n'y peuvent rien.

Le problème est (aussi) planétaire. Par exemple, le chantier pharaonesque (17 projets miniers) de développement des ressources minières du Grand Nord dans lequel les PME régionales mettent beaucoup d'espoir ne lève pas, parce que les prix sont trop bas à cause d'une demande trop faible; la Chine n'achète plus. La dernière mauvaise nouvelle: la décision de la compagnie espagnole, FerroAtlàntica, d'abandonner la construction, sur la Côte Nord, d'une usine de silicium. Raison: le marché chinois du silicium ne répond plus. De qui proviendra la prochaine mauvaise nouvelle? D'Arianne Phosphate? Depuis le début de la grande récession en 2008, l'économie mondiale n'a cessé de se dégrader. C'est une solution à l'échelle planétaire qui est nécessaire, devant tenir compte des enjeux environnementaux; au premier chef, la décarbonisation de l'économie.

Les objectifs que souhaitent atteindre les très nombreux chefs d'États présents au COP21 de Paris, pour limiter la hausse des températures à 1,5 degré d'ici 2050, passent inévitablement par la libération progressive, mais rapide, de l'économie des énergies fossiles. À l'opposé des diktats et désidérata des «Trump» de ce monde, qui tracent, depuis déjà trop longtemps, le chemin à suivre: celui qui est en train de nous mener au désastre planétaire. Les utopies d'aujourd'hui peuvent devenir les réalités de demain.

Marcel Lapointe, Jonquière

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