Haro sur le «Boxing Day»

OPINION / Nous en sommes tous à mi-course dans l'achat des cadeaux de Noël et,... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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OPINION / Nous en sommes tous à mi-course dans l'achat des cadeaux de Noël et, déjà, les commerçants se préparent à nous offrir des aubaines exceptionnelles le lendemain de Noël à l'occasion de cette journée de magasinage folle appelée «Boxing Day». Ce terme, vous en conviendrez, heurte la langue française et devrait être remplacé par soldes de l'après-Noël ou encore par soldes du lendemain de Noël.

Nous avons plusieurs organismes et associations qui s'occupent de à la langue française, notamment l'Office de la langue française, le Conseil de la langue française, le mouvement Québec français, la Société Saint-Jean-Baptiste, le Mouvement impératif français et j'en oublie sûrement d'autres.

Cependant, qui s'occupe de la qualité de la langue et qui intervient sur la place publique pour dénoncer, cibles à l'appui, les anglicismes omniprésents dans la langue?

Et, qui s'élèvera dans les jours à venir contre l'emploi abusif de ce fameux «Boxing Day» ou encore qui fera la promotion de termes français pour décrire cette journée folle du 26 décembre, notamment les soldes d'après-Noël ou les soldes du lendemain de Noël?

Et qui osera écrire aux commerçants, aux publicistes et aux annonceurs qui choisissent de nous envahir et de nous polluer avec ce terme en anglais?

Est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion?

Pierre Lincourt, membre de l'ASULF

Chicoutimi

Le remède de cheval dont ont besoin nos régions

Paris m'a démontré que nous avons besoin de mettre l'austérité hors d'état de nuire pour sauver notre planète. Les libéraux ne peuvent se dédouaner de cette responsabilité. Si le Québec souhaite concrétiser les ambitions évoquées par le premier ministre pour lutter contre les gaz à effet de serre (GES), il va devoir en donner les moyens aux régions, aux MRC, aux villes et aux municipalités.

Le pacte fiscal municipal a fait mal au Saguenay-Lac-Saint-Jean en démantelant les instruments régionaux qui permettaient de soutenir l'économie locale. Pour changer la donne, un véritable remède de cheval est nécessaire. Un réel projet centré sur une véritable transition écologique qui sortirait le Saguenay-Lac-Saint-Jean de la morosité. Un remède bien différent de celui qui vise à laisser le soin à la grande entreprise, peu soucieuse de l'avenir de nos régions et de la planète, d'amorcer la lutte aux changements climatiques.

Usines de biométhanisation, géothermie, énergie solaire et éolienne, aménagement durable de nos quartiers, développement du transport interurbain ou vaste chantier d'efficacité énergétique, à commencer par nos bâtiments publics. Ce sont des milliers d'emplois et d'initiatives pour nos régions qui attendent d'être financés adéquatement.

Partout, les projets foisonnent, autant pour les PME innovatrices que pour toutes sortes de coopératives et d'initiatives collectives que nos grands outils de développement économique laissent en plan. Le gouvernement fait le choix d'utiliser Investissement Québec pour défigurer nos territoires, pour créer bien peu d'emplois comme le démontrent le futur saccage d'Anticosti, la cimenterie de Port-Daniel et le développement minier.

Le financement d'une telle transition écologique n'est pas utopique. Nous proposons de redonner à Investissement Québec une mission d'intérêt public, celle d'accompagner nos régions dans la fondation d'une nouvelle économie publique verte. La Caisse de dépôt et placement du Québec de son côté pourrait faire sa part et désinvestir ses actifs de plusieurs milliards de dollars dans les énergies fossiles pour les réinvestir vers du durable, dans nos régions. Le Québec se vante de son Fonds vert qui recevra 3 milliards d'ici 2020. Ce fonds à lui seul est insuffisant si on veut tendre vers la cible de 1,5 degré. De plus, le manque de transparence entourant son utilisation doit être levé. Y investir plus équivaut à renoncer à l'austérité dogmatique de ce gouvernement.

Si on investit des milliards pour financer des autoroutes comme tous les gouvernements libéraux y consentent depuis toujours, nous pouvons le faire pour construire notre avenir et pour redonner de l'oxygène, au sens propre comme au sens figuré, à nos régions.

Manon Massé, députée de Québec solidaire

Montréal

La pauvreté qui fait rouler l'économie

Vous savez ces villes du Québec en région éloignée, comme on dit! Ces villes où bien des gens en arrachent et où l'emploi semble une denrée rare. Ces villes qui restent debout malgré tout. Malgré la soi-disant pauvreté qui les accable. Et bien, ces villes font tout de même rouler l'économie et profitent aux Walmart, Loblaw, Tim Hortons ou Dollarama de ce monde.

Je pense ici à des villes comme Baie-Comeau, Sept-Îles, Rivière-du-Loup ou Matane. Que dire de Saguenay qui a été couronnée dernièrement du titre de ville au plus haut taux de chômage au Canada? J'ai une pensée aussi, par exemple, pour Baie-Saint-Paul où bien des gens vivent des prestations de chômage en hiver, puisque le tourisme estival fait vivre ce beau coin de pays.

Dans chacune de ces villes, les centres commerciaux sont pleins de monde, et ce même si on s'y retrouve un mardi après-midi.

C'est le constat que je fais puisque je suis passé dans chacune de ces villes en 2014 et 2015. Par contre, pour ce qui est de Saguenay, je connais très bien sa situation à ce niveau, puisqu'il s'agit en fait de la ville où je réside depuis plusieurs années.

Donc, dans ces villes en région éloignée, les Tim et les McDo pullulent et font des affaires d'or. De plus, les stations d'essence ne sont pas en reste puisque les rues sont noires d'automobiles et de gros 4X4. Les pétrolières sont mortes de rires. Mais les gens de ces villes vivent en mode précarité, paraît-il et sont sans emploi pour la plupart. Curieux non?

Est-ce bien là une preuve qui démontre que la pauvreté fait rouler l'économie et profite aux plus riches?

Yvan Giguère

Saguenay

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