Courageux et rafraîchissant

Madame Isabel Brochu, (Archives Le Quotidien)

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Madame Isabel Brochu,

Le texte d'opinion que vous signez dans Le Quotidien du jeudi 10 décembre est courageux, et ô combien rafraîchissant! Pour une fois, quelqu'un ose dénoncer avec suffisamment de mordant les manières invraisemblables qui ont cours au Conseil de Saguenay depuis maintenant près de deux décennies.

Pourtant, je ne nourris plus guère d'illusions quant à la possibilité que le Conseil actuel se conduise selon des règles d'éthique écrites ou à écrire. N'oublions pas que le maire a neutralisé il y a quelques années toute considération éthique quant à ses agissements lorsqu'il a engagé sans processus de sélection un responsable de l'éthique qui est non seulement son ami, mais un de ses organisateurs politiques. Ainsi, si le titulaire est payé deux fois le salaire prévu pour la fonction, il ne peut faire son travail; l'objectivité, autant apparente qu'effective, est une condition essentielle à l'exercice de cette fonction.

La vérification générale, c'est pareil, et il faut être aveuglé pour ne pas l'admettre. Car je n'oserais pas supposer que ceux qu'on a élus ne sont pas en mesure de le comprendre.

Les nominations politiques douteuses sont courantes, à l'hôtel de ville. Il y en a eu d'innombrables au cours des années, si bien qu'il y a à présent beaucoup de batraciens dans la même mare.

Pour ce qui est de la conduite juridique des choses telles qu'elle se pratique sous le maire actuel, pourtant formé en droit, elle nous a coûté fort cher au fil des ans et nous a valu bien des humiliations. Les avis juridiques obtenus par le premier magistrat seraient-ils controuvés? Il semble en tout cas qu'ils résistent assez rarement à un examen attentif.

Quant aux échevins de la génération dont le maire mène lui-même les campagnes électorales, n'espérons pas qu'ils se découvrent tout à coup une personnalité, des opinions, du jugement, des couilles, quoi! Cela fait si longtemps qu'ils se déguisent en ombres qu'ils en sont devenus. Ils roulent sur le vote automatique. Ils n'ont même pas le cran de prendre leurs distances avec les déclarations les plus vaudevillesques de leur mentor. Aussi, si on veut renouveler l'esprit du Conseil de ville de Saguenay, il faut les balayer en bloc. De toute manière, ils ne sauraient survivre à celui de qui ils tiennent leur inexistence.

Clément Martel, Chicoutimi

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