Un débat sans débat

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Dans le projet de loi sur le registre des armes à feu au Québec (un projet de loi honni par le public des régions ressources), le plus gros problème que nous devons affronter en tant que société, c'est qu'il n'y a pas de débat.

La portion importante des citoyens (ennes) qui ne l'entend pas ainsi n'a donc plus aucune voix pour se faire entendre et se savoir bien représentée dans le salon du peuple. La direction autoritaire qu'a adoptée le premier ministre Philippe Couillard, est abusive et inacceptable! C'est un manquement grave aux règles démocratiques. Dans un tel contexte, où il n'y a plus aucun parti qui pose des questions dérangeantes selon les règles, le gouvernement peut se permettre de dire n'importe quoi. Et c'est justement ce qui est arrivé quand le premier ministre en a fait l'annonce, à la clôture des Chambres.

Par voie de conséquence, ceux et celles qui y voient là une direction inacceptable, injuste et contre-productive, doivent prioritairement établir la lutte sur la base d'une discussion publique franche, sereine et intelligente, et amener le gouvernement à élever le niveau de cette rencontre citoyenne dans une Commission parlementaire. C'est le rôle de notre premier ministre, qui est sensé être celui de tous, de faire en sorte que toutes les parties soient bien entendues, et il est de sa fonction première de favoriser le débat au lieu de l'occire en disant n'importe quoi comme il l'a fait sur les ondes le jour de l'annonce de son projet de loi 64.

Si nous gagnons sur ce point, nous rétablissons les pouvoirs de la démocratie parlementaire à Québec et nous gagnons sur le principe souverain décrit dans la Charte des droits constitutionnels de ce pays. Et si nous gagnons sur le principe, c'est la totalité de la société québécoise et canadienne qui y trouvera son compte...

Russel-Aurore Bouchard, historienne (spécialisée sur l'histoire des armes à feu au Canada)

Un registre inutile

M. Roger Blackburn a donné une multitude de raisons sur l'inefficacité d'un registre des armes à feu dans son opinion publiée dans Le Quotidien du 11 décembre et il rejoint ainsi la pensée de la majorité.

Prenons le registre des automobiles (immatriculation) qui ressemble en tout point au registre des armes à feu que certains voudraient voir au Québec. Le fait que mon automobile soit immatriculée n'assure aucunement l'usage que je vais en faire. Si je l'utilise avec toutes mes facultés, pas de problème, mais le registre ne m'empêche pas de rouler à grande vitesse, d'être saoul au volant, d'avoir une maladie mentale invalidante pour son utilisation sécuritaire, etc.

De par mon ancien travail, parce que je suis maintenant retraité, je suis très bien placé pour affirmer qu'un registre des armes à feu est inutile et ne rejoint en rien les objectifs que visent ses partisans.

Eugène Tremblay, Chicoutimi

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