Nouveau désordre mondial

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Le Quotidien

Tant que nous ne subirons pas, dans l'hémisphère nord, les fléaux que nous réservent les changements climatiques telles la canicule extrême, une épidémie microbienne, une infestation à grande échelle par un insecte ravageur comme l'arpenteuse de la pruche ou une pénurie d'eau causée par la disparition des glaciers, la majorité d'entre nous ne va pas changer ses habitudes.

Les sondages le clament: pour les Canadiens, l'environnement est à mi-chemin dans la liste de leurs priorités; au même rang que la réforme du Sénat. On va continuer à surconsommer, à enfouir nos déchets putrescibles et recyclables, à bouder les transports en commun, à gaspiller la nourriture (le tiers produit va aux ordures), à acheter des autos énergivores. Bref, à refuser de céder un pouce du confort que nous procure la vie moderne. Plus ardu de se résoudre à moins que d'aspirer à plus, comme le dit Daniel Cohen dans son essai: «Le monde est clos et le désir est infini».

Je crois peu aux promesses et bonnes intentions qui sortiront de la COP21 à Paris pour contenir à deux degrés Celcius la hausse du climat. Les grand-messes vertes de Rio de Janeiro, Kyoto et Copenhague n'ont rien changé ou si peu. Déjà en ouverture de conférence, l'Inde (1,3 milliard d'humains) annonçait ses couleurs, appuyée par d'autres pays émergents, en avertissant les pays riches qu'elle n'a pas l'intention de se défaire du charbon, le pire générateur de gaz à effet de serre, pour assurer son propre développement économique. Que répondre à cela? Comme disait l'Autre: «Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre.» En outre, la part du lion du pétrole des sables bitumineux albertains que le premier ministre canadien nous promet d'exploiter de façon soi-disant responsable est destiné aux Indes. Quant à la Chine, une dictature gouvernant 1,4 milliard d'humains, comment avoir confiance en ses promesses de se solidariser avec les autres pour «décarboniser» ? La Russie? Le peuple n'y décide rien non plus. Si, chez-nous, les Canadiens peuvent se permettre de critiquer un gouvernement reconnu comme cancre mondial face à la protection de l'environnement et lui montrer la porte aux élections, en Chine et au pays de Poutine, des élections, quand il y en a, elles sont bidons et le mot démocratie s'amalgame à subversion.

À plus petite échelle, à Saguenay, les élus votent de beaux plans, mais quand vient le temps d'en appliquer concrètement les objectifs, c'est une autre paire de manches. Depuis le temps que beaucoup de villes du Québec ont le bac brun, voire même chez certaines la biométhanisation pour assurer le cycle de vie des déchets organiques, ici on tergiverse, on nous berce d'illusions; on se targue d'avoir réussi l'entente du siècle avec son voisin pour qu'il enfouisse nos propres déchets dans son sous-sol pour un plat de lentilles. Le journaliste Marc St-Hilaire, dans son premier papier à titre d'éditorialiste au Quotidien, interpelle les citoyens pour qu'ils adoptent de meilleures pratiques pour gérer les déchets en misant sur la collecte imminente des matières organiques prévue pour 2020. Fort bien. Mais il doit savoir que 2020 est la date butoir exigée aux villes par le gouvernement du Québec pour ne plus enfouir ce type de déchets. Bien des villes ont, depuis des années, montré l'exemple en adoptant le bac brun; la biométhanisation est même déjà dans les cartons de plusieurs. Cependant, il n'y a même pas, à Saguenay, un début d'économie circulaire, voulant qu'un produit puisse resservir entièrement sous une autre forme. Pourtant, les Saguenéens sont disposés à recueillir leurs matières putrescibles comme le font actuellement les Mascoutains et les Victoriavillois.

Et comment expliquer qu'à l'UQAC, les meilleurs spécialistes s'y trouvent pour mettre sur pied le service, mais qu'on ne fait pas appel à eux? Plutôt, l'administration municipale se traine les pieds, regarde ailleurs, en implorant que la meilleure solution lui tombe du ciel. Le problème avec le maire Tremblay est qu'il pense chinois, ou russe, c'est selon, et conséquemment il décide pour les citoyens.

Marcel Lapointe

Jonquière

Respect des citoyens

Excellente chronique de Mme Brochu dans le journal de ce matin [jeudi] qui reflète exactement ce que je pense. Cependant, je souhaiterais y ajouter d'autres détails.

En effet, il y a eu le refus du dépôt de l'avis juridique de Mme Julie Dufour, mais aussi le rejet de la demande de Mme Néron, souhaitant qu'une personne du conseil puisse siéger au bureau de l'OMH. Cet autre refus de la majorité des conseillers démontre que ces gens ne respectent pas les intérêts des citoyens, comme le dit si bien Mme Brochu dans sa chronique, mais suivent aveuglément ce que «suggère» le maire.

Un autre exemple en est donné, avec la petite vidéo du maire Tremblay sur la page d'accueil du site de la ville. Essentiellement, les deux sujets abordés sont totalement faux. La référence à l'augmentation de 10% des taxes à Sherbrooke a été totalement réfutée par son maire, lequel a dit: «Le maire de Saguenay est dans le champ».

Je conteste également les dires de notre maire, qui prétend que nous payons près de 600$ de moins que la moyenne des grandes villes québécoises. Il utilise la charge fiscale alors que cela n'a rien à voir avec notre facture de taxes. D'ailleurs, preuve que je suis dans la bonne direction, le MAMOT a exigé que Jean Tremblay cesse de parler du fameux écart de 597$ de la charge fiscale. Et, en conclusion, comment expliquer le silence des conseillers, cela équivalant à un appui à la fumisterie du maire?

Serge Grenier

Chicoutimi

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