Au-delà du verdict

Guy Turcotte et son avocat, Pierre Poupart... (Photo Peter McCabe, archives La Presse Canadienne)

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Guy Turcotte et son avocat, Pierre Poupart

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Le Quotidien

Les résultats de cette longue saga judiciaire de Guy Turcotte ramènent enfin l'homéostasie, qu'avait modifiée le premier verdict, aliénant la raison médicale, judiciaire, morale, familiale, sociale, et celle du droit fondamental.

Cette dernière décision valide à nouveau nos valeurs individuelles, collectives et notre foi pour une et une seule justice: celle où le droit s'applique peu importe la richesse, le pouvoir ou le savoir. Notre société peut être fière, on ne peut en dire autant de la psychiatrie et ces experts qui se laissent prendre au jeu, dans les joutes pour avocats que sont les procès. Pourtant le rôle du psychiatre-expert est si simple: donner une opinion claire à partir de faits et basée sur un savoir et la science, à travers une rigueur incontestable. Au lieu de cela, nous avons des médecins qui essaient de faire entrer un cube dans un triangle en déformant, en étirant des concepts qui pourtant sont bien définis. Et on se demande après, pourquoi la population perd sa confiance envers notre spécialité.

Le respect génère le respect. Parlant de respect, il sera difficile pour le Dr Guy Turcotte d'en recevoir en milieu carcéral, car ce type de crime fait partie des valeurs carcérales non écrites. On ne touche pas aux enfants. En raison du type de délit, de sa notoriété, il est probable que Guy Turcotte devienne une cible recherchée. Mais se pourrait-il que M. Turcotte soit consciemment ou inconsciemment satisfait de la décision du jury?

Qu'y a-t-il de pire: être emprisonné pour un crime et avoir l'impression de payer sa dette, ou être libre et emprisonné dans sa culpabilité et vivre au quotidien le mépris collectif?

Dr Jean Hébert, psychiatre

Chicoutimi

La cigarette électronique m'a sauvé la vie

Il y a quelques années, mon état de santé pulmonaire était très atteint par le fait que je fumais deux paquets de cigarettes roulées à la main. Je toussais continuellement, jusqu'à perdre la voix, et même quelques fois à en perdre connaissance.

Je ne pouvais plus sortir au froid, car mes poumons semblaient enfler, se contracter et s'enflammer. Je ne pouvais pratiquement plus respirer. Je prenais continuellement du sirop pour la toux, des antitussifs en comprimés et mon médecin devait me prescrire des pompes. Je ne voyais pas ma vie sans la cigarette et pourtant elle était en train de me tuer. J'ai essayé différents produits pour cesser de fumer et j'ai demandé de l'aide au CLSC.

Après quatre mois d'abstinence, rien ne fonctionnait. J'avais toujours envie de fumer, la vie me semblait terne et la perte de la cigarette me paraissait comme un deuil interminable. J'ai donc décidé de recommencer à fumer. Cependant, je savais les ennuis de santé que cela allait m'apporter. J'ai fait des recherches sur le web pour trouver des idées pour l'abandon du tabac. J'ai trouvé un produit révolutionnaire: la cigarette électronique. À cette époque, ce produit n'était vendu qu'en Chine.

J'étais sceptique et j'hésitais entre dépenser une centaine de dollars pour m'en procurer une au lieu de m'acheter un carton de cigarette. J'ai, malgré tout, opté pour ce produit. Avec celui-ci, je n'ai jamais recommencé à fumer. J'utilise toujours la cigarette électronique pour combler un certain vide que la cigarette me permettait de combler. Je n'ai plus aucun problème de santé dû au tabac.

D'autre part, ma famille n'a plus à subir les désagréments d'un fumeur. La cigarette électrique ne dégage qu'une vapeur inodore ou quelque peu aromatisée. Plus de cendrier plein; plus de divan ou de vêtement brûlés. Bref, la cigarette électronique m'a sauvé la vie, ou du moins la santé.

Aujourd'hui, je ne tousse plus, je ne perds plus la voix et je suis capable d'aller dehors l'hiver sans problème. Le gouvernement se trompe en mettant la cigarette électronique dans la même loi que celle qui régit le tabac. Au contraire, celle-ci devrait être positionnée comme un produit pour l'abandon du tabagisme. D'ailleurs, plusieurs des médecins, pneumologues, tabacologues, addictologues, cancérologues et chercheurs indépendants confirment le bien-fondé de la cigarette électronique pour l'abandon du tabac.

J'encourage la population à faire pression auprès du gouvernement pour faire modifier la nouvelle loi sur le tabac qui encadre la cigarette électronique avec la même réglementation (loi 44).

Fabien Murray

Saint-Fulgence

Remerciements

Bonjour,

La société Saint-Vincent de Paul aimerait remercier la population de Chicoutimi pour sa générosité.

En effet, le mercredi 25 novembre, 75 bénévoles ont visité les commerces de Chicoutimi pour recueillir plus de 18 000$ et le dimanche 6 décembre, environ 400 bénévoles ont parcouru les rues de Chicoutimi et de Laterrière pour amasser plus de 60 000$.

En plus, les quêtes dans les épiceries permettront de répondre aux besoins des familles en difficulté.

Merci en leur nom pour ce soutien temporaire, mais essentiel.

Denis Poulin, président du Conseil Particulier

Chicoutimi

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