Prison de Roberval, doléances

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Le Quotidien

J'écoute les doléances de tout un chacun à la télé et dans les journaux comme dans Le Quotidien du 5 décembre et je ne peux qu'en perdre mon latin.

Comme m'a déjà dit ma petite-fille, grand-papa va rester poli, mais grand-papa va tout de même vous dire ce qu'il en pense de vos doléances.

Pauvre petit détenu qui doit partir de Chicoutimi pour aller purger sa peine à Roberval. C'est vrai qu'il fait pitié, mais la première chose à faire c'était de ne pas commettre de faute et il n'aurait pas ce problème de transport.

Chicoutimi - Roberval, c'est environ 45 minutes et on se plaint d'avoir à se déplacer?

Alors les gens du Lac, comme ceux de Dolbeau et des villages environnants devraient eux aussi demander une prison dans leur ville, car Dolbeau-Roberval, c'est aussi 45 minutes si le trafic est bon.

Personnellement, je n'ai aucune pitié pour ces gens, qu'ils soient détenus ou avocats. Je dirais même que les avocats devraient se réjouir de devoir se rendre à Roberval, car comme je les connais, la facture qui va avec le désagrément compensera certainement ce désagrément.

Non, je vous le répète, aucune pitié de ma part.

Quand les arguments qui ont du sens manquent, nous avons recours à des arguments sans valeur.

Vous avez commis un délit et la conséquence est de devoir vous rendre à Roberval alors vivez avec cette conséquence. Avez-vous seulement pensé aux conséquences sur vos victimes? Arrêtez de vous plaindre et subissez les conséquences de vos fautes et lâchez-nous les baskets avec vos doléances.

Jean Lapointe

Albanel

Mauvais payeurs ou gourmandise de la CSRS?

Dans l'édition du 3 décembre dernier, Le Quotidien titrait à la une « Taxes scolaires : hausse du nombre de mauvais payeurs ». Prenant connaissance du contenu détaillé de l'article, l'auteure rapporte entre autres une hausse de 40 % en trois ans du nombre de personnes incapables de rencontrer leurs obligations à la CSRS (Commission scolaire des Rives-du-Saguenay).

La direction des ressources financières de la CSRS, toujours selon l'auteure, a demandé mandat d'enclencher le processus de vente pour non-paiement de taxes après avoir supposément déployé les efforts de conciliation ou discussions créatives avec les citoyens pour leur éviter le pire. La direction des finances se défend d'être obligée d'agir ainsi par la loi. Cette commission scolaire a-t-elle fait tous les efforts requis pour éviter cette issue? J'en doute.

Ces dernières années, les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir ont remis en question avec raison plusieurs dépenses des commissions scolaires de la province et ils ont imposé des compressions les obligeant à effectuer les coupes nécessaires dans le gras et dans les postes non essentiels. Alors que bon nombre d'entre elles ont adopté des hausses de taxes égales ou légèrement supérieures au taux d'inflation en réduisant de façon considérable les dépenses reliées à leur fonctionnement, la CSRS avait des choix à faire et a opté pour refiler aux citoyens une grande partie du manque à gagner en provenance de Québec. Les comptes de taxes à la CSRS ont explosé et le mien, à titre d'exemple, a fait un bond révoltant de 50 % au cours des trois dernières années. De plus, à valeur comparable, les résidences des marchés de Beauport, Charlesbourg, Loretteville et plusieurs autres arrondissements de la ville de Québec ont des comptes annuels de taxes scolaires inférieurs de 25 à 30 % à ceux de Saguenay.

Décidément, il y a quelque chose qui cloche ici et il n'est pas étonnant que le nombre de résidents incapables de rencontrer leur fardeau fiscal soit en croissance. Un journal concurrent qui a enquêté sur les dépenses surprenantes qui surviennent malheureusement encore dans plusieurs commissions scolaires du Québec rapportait dans son édition du 4 décembre le refus de la CSRS de fournir les documents relatifs à ses dépenses de représentation à des colloques, réunions et congrès, voyages extérieurs et activités sociales. Selon l'auteur, cette demande aurait été jugée excessive par la CSRS qui ne s'est pourtant pas gênée d'y aller à grands coups d'excès dans ses hausses de comptes de taxes.

Alors, devant quel phénomène sommes-nous? Celui de citoyens mauvais payeurs ou plutôt celui d'une commission scolaire qui n'a pas fait ses devoirs? Un nouvel article apportant l'éclairage aux points soulevés précédemment et démontrant l'évolution des sommes perçues par la CSRS selon les diverses sources de revenus de même que l'évolution transparente de ses dépenses ciblées avant et depuis les compressions serait le bienvenu. Verrions-nous alors un titre à la une plus évocateur de la réalité?

Yvon Riopel

Chicoutimi

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