Réplique sur le Zoo de Falardeau

Un tigre du Zoo de Falardeau.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Un tigre du Zoo de Falardeau.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Le Quotidien

OPINION / Madame Marie-Andrée Tremblay,

Je suis géographe de formation. Je m'intéresse et étudie toutes les interactions de l'humain avec son environnement. À partir de ce point de vue, j'ai trouvé que le Zoo de Falardeau, qui était, vers 2009, un centre d'observation de la faune et d'interprétation de l'agriculture, une option intéressante pour qui voulait observer de près et connaître l'histoire du sauvetage de ces animaux.

Depuis 2009, j'ai visité cet endroit à maintes reprises. Cet été, j'y suis allé trois fois avec des invités différents. Ce que j'en ai déduit: c'est un site en évolution. Ils ont acquis un permis de zoo afin d'accueillir des animaux de partout dans le monde. Au cours de toutes mes visites cet été, jamais une personne n'est entrée dans une cage. Aucun enfant ne s'est assis sur un orignal. Lors de votre visite, c'était sans doute sur le bébé orignal, car les gros orignaux sont dans un enclos.

Je conviens que le pavillon d'accueil n'est pas fait pour demeurer là en cas de pluie. L'atmosphère devient vite chaude, humide et étouffante, ce qui a sans doute contribué à votre inconfort et votre dégoût.

Une de mes visites s'est déroulée sans guide et je dois vous dire que j'ai trouvé la visite moins intéressante. Les guides bien informés sont un indispensable pour ces visites. Ils connaissent le vécu des animaux et vous en font part. Ils vous préviendront également d'attitudes à ne pas adopter en présence de tel ou tel animal.

J'ai vu des gens taper sur de clôtures afin d'attirer l'attention de félins, alors que lors des visites guidées, ces comportements sont déconseillés, et ils nous expliquent pourquoi. Les bébés tigres et autres animaux qui sont mis en interaction avec les humains le sont dans le but de montrer aux animaux qu'ils ne doivent pas considérer les humains comme des prédateurs. Comme ces bébés sont destinés à être vendus à d'autres zoos, ils convient à ce qu'ils reconnaissent l'humain comme n'étant pas un prédateur et adoptent une attitude de non-méfiance envers lui afin que dans un autre zoo, il ne passe pas son temps reclus dans le coin d'une cage sans que les visiteurs puissent le voir. Quand le bébé est rendu trop vieux et peut représenter un danger, il est mis en cage ou vendu à un autre zoo.

D'autre part, la tarification de 15$ pour la visite adulte est adéquate. Il ne faudrait pas qu'elle soit majorée. Le Zoo de Falardeau ne profite d'aucune subvention publique. C'est donc uniquement le prix d'entrée qui leur permet de vivre. Autrement dit, il n'y a pas une partie de vos taxes ou impôt qui leur permet de vivre.

Cette tarification permet à beaucoup de familles de visiter les installations et même d'y revenir, ce qui n'est pas les cas du Zoo de Saint-Félicie, où les tarifs ne sont pas abordables pour une famille de deux adultes et deux ou trois enfants.

Vous dites qu'aucune loi n'encadre le traitement de ces animaux au Québec? Essayez d'en avoir un chez vous! En 2014, une personne de Beauport, près de Québec, avait un couple de Servals chez lui. Il y en a un qui s'est sauvé et a été recueilli par la SPCA. Lorsque le propriétaire de la bête égarée s'est manifesté pour la récupérer, il a appris que selon les lois québécoises aucun félidé ni même canidé sauvage n'est permis (en garde par des particuliers en tant qu'animal domestique).

L'homme a alors confessé qu'il en possédait un second à la maison. Il devait donc s'en départir et payer une amende.

Comme ils ne voulaient pas qu'ils soient euthanasiés, la fille du propriétaire a donc préféré que ceux-ci soient envoyés au Zoo de Falardeau. Ils connaissaient l'endroit pour l'avoir déjà visité. Il y a également le cas d'un bébé ours noir qui avait été recueilli par une famille d'Amérindiens. Ils se sont vite aperçus qu'il était impossible et interdit de le conserver. Il est maintenant au Zoo de Falardeau.

Ce sont toutes des histoires du genre que vous connaîtrez en visitant le Zoo de Falardeau avec un guide.

Michel Ricard

Chicoutimi

Honteux

Honte à ce médecin et à cette patiente qui ont demandé et obtenu une injonction de la Cour supérieure pour empêcher que n'entre en vigueur la loi québécoise sur l'aide médicale à mourir, le 10 décembre prochain.

Honte également aux libéraux d'Ottawa qui ont profité de la situation pour faire valoir des articles du code criminel canadien pour mettre en garde tout médecin qui voudrait contrevenir à la loi en pratiquant l'aide à mourir.

Assistons-nous à un relent de fédéralisme dominant que (Justin) Trudeau a pourtant promis de supprimer avant d'être élu à la tête du gouvernement? Quelle sensibilité pour les souffrances de ces dizaines de malades québécois et leurs proches qui patientent en attendant la date de mise en vigueur de la loi pour qu'on mette fin à leurs souffrances!

Comme l'appel à la compassion de ces parents qui sollicitent qu'on abrége les souffrances de leur fils décérébré dans son lit d'hôpital. Mais qui sont-ils ces empêcheurs qui veulent décider pour les autres, qui veulent imposer leur morale à l'ensemble, bien que sachant fort bien que l'aide à mourir est très majoritairement acceptée par les Québécois? Ils ne sont pas sans savoir que la mise en application de la loi n'est qu'une question de temps, mais que celui qu'ils gagnent est du temps perdu pour ceux qui souffrent. Quelle mesquinerie!

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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