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Je suis indigné en cette veille des deux grandes guignolées. (Photo 123rf)

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Le Quotidien

Je suis indigné en cette veille des deux grandes guignolées.

Pourquoi? Voici trois nouvelles désolantes:

Non-contrôle sur la rémunération des médecins spécialistes, ce qui représente 400 millions de plus! Ils sont les chouchous du système.

Une hausse des tarifs d'électricité de 2.9%, demandée par Hydro-Québec.

Un responsable de la coordination de l'arrivée des Syriens à Montréal sera payé 1800$ par jour.

De plus, le projet de loi 70 présenté par le ministre Sam Hamad rendra encore plus pénible la situation des jeunes bénéficiaires de l'aide sociale en recherche d'emploi.

Incroyable; impensable; inadmissible; ça me désole...

Dans quel monde vivons-nous?

N'y a-t-il pas là une belle occasion pour revoir nos propres valeurs et même pour nous questionner sur l'état de notre société sur le plan humain? Réagissons.

Gaston Laforest

Président régional de la Saint-Vincent-de-Paul

Que du bonheur pour les Fêtes

Quand j'étais petite, ma mère me racontait que pour Noël, elle recevait une pomme ou une orange dans son bas de Noël accroché à la cheminée! Je voyais dans ses yeux, par la description des desserts et des plats qui ornaient la grande table pouvant accueillir toute la famille, composée de 19 enfants, toute cette abondance de Noël. L'odeur embaumait la vieille maison qui craquait à chaque coup de vent. Le cadeau était petit, mais la fête grande. Moi j'ai grandi avec cette belle histoire, qui est surement moins jolie en réalité que celle de la mémoire de ma mère. Mais une chose est certaine, le soir de Noël, malgré la pauvreté de cette famille de 19 enfants, ils mangeaient beaucoup et goûtaient au sucre à la crème, aux tartes, aux pâtés à la viande et s'empiffraient de bonbons aux patates et sucres d'orge. La fête était dans l'air, les chants de Noël résonnaient de partout, ma grand-mère, heureuse, s'affairait à tout préparer avant la messe de minuit et mon grand-père attelait les chevaux. Noël était la plus belle période de l'année, les enfants mangeaient à leur faim et pouvaient croire en demain.

De nos jours, il y a toujours, les rassemblements familiaux, les rencontres d'amis, les exclamations des enfants heureux de découvrir ce que le père Noël leur a apporté, les festins somptueux, les chants des chorales, les carillons résonnant des clochers de nos églises! Cet arrêt auquel la joie prend place dans le temps; dans les coeurs.

Pourtant, pour plusieurs personnes et particulièrement cette année, la période des Fêtes rythme avec soucis, stress, peine! En effet, comment certains parents pourront expliquer à leurs enfants qu'ils ne pourront avoir un repas de réveillon pour cette nuit de Noël qui se doit, en principe, d'être festive et pleine de joie! Comment expliqueront-ils aux enfants, qu'ils ne recevront aucun cadeau de Noël, que le père Noël les a oubliés!

Comment accepter que des parents puissent se priver de tout, afin de donner un rien! Comment, peuvent-ils entendre chanter Noël, quand ils sont dans l'impossibilité de vivre Noël! Impossible au Québec de faire semblant que cette période n'existe pas! Partout, on vit au rythme de Noël!

Je ne comprends pas et ne veux pas comprendre, ce sont nos petits, nos voisins, nos amis qui devront quémander un panier de Noël. Cette année, 41% de plus de demandes que l'an passé (...) chez Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'ai les larmes aux yeux et le coeur gros.

Bien sûr je suis comme vous, tannée de me faire demander de l'argent que je n'ai pas! Tous les organismes sont importants et nécessaires dans cette vie rapide où seule la mort permet une sérénité. Mais je ne peux accepter que cette misère se déroule devant moi. Durant plusieurs années, j'ai résidé à l'extérieur et me faisait une fierté de la générosité des gens de la région. Il est nécessaire que nous formions une véritable barrière à ce tsunami de pauvreté. (...) Ensemble, on peut faire quelque chose. Moi, je suis fatiguée de me battre, mais je crois que la chance que j'ai eue de manger trois repas par jour, d'avoir les effets nécessaires pour l'école, d'avoir une maman qui pouvait nous raconter Noël et nous faire vivre Noël sont des cadeaux que je me dois de partager. Je sais que cela est un privilège, puisque certains enfants n'auront rien de cela cette année!

Desneiges Simard

Vendredi fou

Au cours des derniers jours, nous avons assisté à une période de «mégasoldes» dans les commerces, période empruntée à nos voisins du Sud. La journée du vendredi connue sous le nom de «Black Friday» est devenue en français «vendredi fou», ce qui représente bien cette effervescence que l'on a sentie dans les centres commerciaux.

Quant au terme «vendredi noir» que quelques commerces ont malheureusement adopté, il ne veut rien dire en français, du moins rien de positif, mais au contraire, ce terme, un calque de l'expression anglaise, évoque plutôt une image négative, contrastant avec l'esprit de cette activité commerciale.

Comme je ne me gêne aucunement pour dénoncer l'emploi fautif en français de certains termes, je me dois aujourd'hui de féliciter les commerçants ayant choisi d'utiliser un terme français à la place de cet anglicisme inutile.

Pierre Lincourt

membre de l'ASULF (Association pour l'usage et le soutien de la langue française)

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