La voie du bon sens

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Le Quotidien du jeudi 19 novembre dernier nous livrait dans le Carrefour des lecteurs une excellente réflexion de Robert Gaudin relative à la décision du gouvernement d'intervenir dans le conflit qui oppose l'Association des concessionnaires d'automobiles et le Syndicat des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Article à lire et à relire! Article d'un homme sage et pondéré qui affirme, d'abord, que ce conflit a déjà trop duré et qui démontre, ensuite, très clairement que le gouvernement a bien raison de vouloir y mettre fin au nom de la justice sociale et de la paix.

Concessionnaires, c'est à vous que je m'adresse, et en particulier à celui qui me vend d'excellentes voitures depuis de nombreuses années. Avez-vous pris connaissance de cet article de Robert Gaudin? Si vous le lisiez et le preniez en considération, vous ne donneriez sûrement pas suite à votre intention de contester devant les tribunaux l'heureuse initiative gouvernementale, souhaitée d'ailleurs par la population régionale. Pourquoi n'accepteriez-vous pas cette «voie de sortie» qui vous est offerte? N'est-ce pas en même temps la «voie du bon sens» ? Auriez-vous par hasard un agenda caché qui justifie à vos yeux la nécessité de prolonger une situation qui déshonore notre région et entache tout le domaine des relations de travail? Personnellement, je n'ose pas y croire... Je préfère vous faire confiance et en appeler à votre sens de l'honneur ainsi qu'aux profondes valeurs humaines impliquées dans la décision que vous prendrez.

À bon entendeur, salut!

Florent Villeneuve

Chicoutimi

En vérité!

La violence n'a que pour seul refuge, les pensées de ceux et celles; dont la lâcheté ne leur permet pas d'exprimer cette immense frustration en eux. Démunie de cette volonté de changer, de croire en l'espoir, au partage ainsi que la tolérance.

Comment les enfants de la paix, pourront-ils se battre en ayant comme uniques armes, leurs larmes?

Non à la haine, à l'intimidation et à toutes formes de répressions conduisant à la guerre.

C'est en chacun de nous que repose la clé d'un d'un monde meilleur!

En mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans ces attentats meurtriers et pour la paix.

Denis Lefèbvre

Chicoutimi

Augmentations salariales sous la loupe

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) publiait, à la fin du mois de septembre dernier, ses prévisions salariales de 2016. Basés sur les études de plusieurs firmes de consultation en ressources humaines reconnues, les chiffres indiquent que les employeurs du Québec prévoient accorder une augmentation salariale moyenne de 2,6% en 2016, un taux légèrement inférieur à celui de 2015 (2,8%). Il faut rappeler que ce chiffre est une moyenne, qui inclut à la fois la hausse de la structure (ou de l'échelle) salariale, les hausses liées au rendement (bonis), et les changements d'échelon (le cas échéant).

Cela n'a pas empêché certains syndicats de s'approprier ce chiffre pour justifier publiquement leurs demandes à la hausse dans le cadre des négociations dans le secteur public. Il est impératif d'apporter des précisions, pour éviter de faire des comparaisons erronées et relativiser la situation du côté du secteur public.

Même si, sur papier, le gouvernement du Québec propose de geler les salaires des travailleurs de l'État pour les deux prochaines années, pour ensuite les augmenter de 1% sur trois ans, il reste qu'environ 40% des employés du secteur public bénéficieront quand même d'une augmentation moyenne de leur rémunération de 3,6% en 2016, un chiffre supérieur au 2,6% mentionné précédemment. Il s'agit là d'une augmentation résultant d'une progression dans les échelons qui composent la structure salariale dans la fonction publique. C'est ainsi que des experts en dotation considèrent que la hausse moyenne prévue en 2016 pour le secteur public et parapublic sera de l'ordre de 3,2%, alors qu'elle se situe à moins de 3% pour le privé.

Par ailleurs, il faut garder en tête qu'une bonne partie des 60% des travailleurs qui ont atteint l'échelon le plus élevé de leur profession sont éligibles à des postes ayant des échelles supérieures permettant à nouveau une progression salariale dans la fonction publique, qui, rappelons-le, au Québec, donne l'assurance d'un emploi à vie, à moins d'une faute professionnelle lourde, lorsqu'on a le statut d'employé permanent .

Dans ces conditions, un employé qui obtient sa permanence pourra bénéficier non seulement de son revenu d'emploi jusqu'à sa retraite, mais d'un revenu de pension jusqu'à son décès ainsi qu'un revenu de pension pour son conjoint survivant. Il n'y a aucune sécurité financière de cette nature, de près ou de loin, dans le secteur privé.

Sans rien enlever au professionnalisme et aux compétences des personnes engagées dans la fonction publique, qui sont certainement très méritantes, il faudrait pouvoir apprécier les chiffres que s'échangent les parties en cours de négociation en incluant toutes les dimensions. À ce titre, nous croyons d'ailleurs que dans certains cas, des améliorations salariales devraient être apportées pour garder le recrutement et la situation plus concurrentielle. Il s'agit là cependant de cas particuliers et on ne devrait jamais négliger l'ensemble des conditions offertes dans le secteur public, d'une part, et la capacité de payer des citoyens payeurs de taxe, d'autre part.

Yves-Thomas Dorval

Président-directeur général du CPQ

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