Un nouveau projet

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Le Quotidien

Pourquoi faut-il que ce soit toujours si difficile pour les locataires appauvris, d'obtenir l'aide nécessaire pour arriver à fonder une coopérative d'habitation?

Pourquoi après plus de 17 ans de sensibilisation, d'information, d'éducation populaire sur le droit au logement, Loge m'entraide et ses militants doivent-ils encore sortir leurs armes pacifiques de luttes collectives pour convaincre nos décideurs politiques municipaux du besoin en la matière? Les projets que nous avons fondés à ce jour ont pris en moyenne cinq ans de luttes, tant au municipal qu'au provincial, avant de voir le jour... Avec de la volonté politique, des budgets, nous pourrions arriver à fonder un projet en 24 mois.

Devant tous les obstacles, Loge m'entraide se tue encore à la tâche, tenant des campagnes de dons qui se succèdent une après l'autre, d'actions collectives qui mobilisent temps et énergie, d'appels publics de toutes sortes, de rencontres, etc. Que d'énergies pourraient être canalisées à autre chose!

Les locataires appauvris viennent d'apprendre que Saguenay refuse d'accorder l'aide nécessaire pour leur nouveau projet de coopérative d'habitation, La Solidarité, soit 12 logements sociaux dans le secteur de Kénogami qu'ils veulent fonder d'ici 2020. Ils vont encore mener une bataille pour faire renverser cette décision, mais combien de force et de courage leur faut-il!

Avec toutes les pertes d'emplois, les hausses de tarifs, les fermetures d'usines, le haut taux de chômage, les coupes, le coût des loyers inabordables, il ne faut pas être devin pour savoir que le besoin de logements sociaux sera encore plus criant en 2020 qu'il ne l'est actuellement.

Est-ce un luxe, un caprice, de demander à nouveau l'aide de la Ville pour fonder d'ici 2020, 12 logements sociaux afin que soient logés des locataires actuellement dans la misère et d'autres qui le deviendront? Les locataires appauvris sont fatigués de se battre au quotidien, avec 616$ par mois et un loyer qui leur gruge 50, 60, 80% de leur revenu! Pour plusieurs, leur santé fragile les freine à mener des batailles de cinq ans pour vivre légitimement sous un toit décent! Pourraient-ils, pour une fois, en avoir une de facile avec leur projet de Coopérative d'habitation La Solidarité? Loge m'entraide qui les représente ne lâchera pas. Ce projet doit naître et il naîtra!

Sonia Côté

Coordonnatrice Loge m'entraide

«Il paraît que!»

Je suis un retraité «d'Alcan». Je rencontre régulièrement des travailleurs de Rio Tinto du Saguenay-Lac-Saint-Jean avec lesquels j'entame une conversation. Plusieurs travailleurs, posés, se questionnent, sont inquiets et ont une conversation remplie de rumeurs: «Ces temps-ci, on parle et on parle du fonds de pension, et ce serait seulement cela qui accroche dans la négociation actuelle».

Mais je constate que leur conversation est truffée de «il paraît que...»

«Il paraît que je devrai verser plus que la compagnie dans mon fonds de pension; des amis m'ont dit jusqu'à 50$ de plus par semaine par rapport à actuellement.» «Il paraît que mon fonds de pension sera indexé autrement, pas en ma faveur; il paraît que je devrai administrer mon fonds de pension moi-même, la compagnie va me donner une prestation déterminée et moi j'en ferai ce que je veux; il paraît que ma protection d'assurance-vie sera divisée par quatre à 65 ans»....

Dans un monde de «il paraît que» parmi une population qui entend et véhicule ces «il paraît que», on embarque dans les fabulations. Les faits imaginaires sont présentés réels. Curieusement plus le «il paraît que» est faux plus il est véhiculé, plus il est vrai, moins il l'est. 

En terme de suggestion, je crois que le syndicat devrait faire paraître un encart vulgarisé sur c'est quoi notre fonds pension actuel. D'autre part, la compagnie devrait aussi publier un encart clair, vulgarisé, loin du jargon des fiduciaires et décrire ce qu'elle a accordé aux 1200 à 1300 employés d'Arvida. En fait, ce que je demande, c'est d'avoir un comparatif entre le fonds de pension d'Alma actuel et la nouvelle entente avec Arvida.

Des informations claires permettront de voter (contre ou pour) en toute connaissance de cause. Une offre écrite sur les fonds de pension permettra d'en discuter en famille, avec des amis et de voter selon vos convictions.

Indépendamment de tout cela, il y a le «quand affronter». L'économie du métal n'est pas au rendez-vous... De plus, certaines compagnies comptent plus de retraités que de travailleurs. On n'a pas fini d'en parler des fonds pension à la grandeur du pays. Ne pas favoriser l'écrit dans la situation d'Alma, c'est favoriser la dissémination de la rumeur et du «il paraît que».

Jean-Marc Dorval

Saguenay

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