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Le Village historique de Val-Jalbert

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Est-ce que la MRC Domaine-du-Roy désire que le ski de fond et la raquette cessent à Val-Jalbert? Poser la question, c'est y répondre! Alors, que notre MRC dit promouvoir l'activité physique, la qualité de vie et développer le tourisme d'hiver, on étouffe à petit feu le dynamisme des bénévoles de la corporation.

Le Club plein air Roberval, pour ne pas avoir l'odieux de mettre fin à la pratique du ski de fond et de la raquette à Val-Jalbert. Il n'y a aucune ouverture pour solutionner la problématique du local, et les élus se lancent la balle pour ne pas supporter les bénévoles, car les sentiers sont situés dans Chambord et Roberval, mais sur le site appartenant à la MRC, qui a créé pour sa gestion la Corporation du parc régional de Val-Jalbert, corporation dont elle nomme les administrateurs. Pourquoi en 2010, lorsque l'on a construit un nouveau pavillon d'accueil au coût de plusieurs millions $, on n'a pas prévu à même ce pavillon un espace pour les besoins des skieurs et raquetteurs? Pourtant, entre 2010 et 2012, plus de 20 M$ en infrastructures touristiques y furent investis, dont 1,5 M$ de mises de fonds de la MRC Domaine-du-Roy. Résultat: le Club plein air opère aujourd'hui dans une roulotte de chantier louée pour la saison.

Dans les différents documents de la MRC, jamais on ne fait allusion aux activités hivernales qui se déroulent à Val-Jalbert et à son potentiel hivernal. Il en est de même sur le site web de Destination Lac-Saint-Jean ainsi que sur celui du Village historique de Val-Jalbert.

Entre 2007 et 2014, la MRC a redistribué par le biais du programme Pacte rural plus de 2,8 M$ à des instances municipales ou des organismes sans but lucratif pour des projets ayant un impact dans le milieu. En voici quelques projets: les jardins communautaires de Saint-Félicien; Domaine-du-Roy en forme; Corporation vélos bleus Roberval; aménagement des plaines sportives à Chambord; le Club Tobo-Ski; la Route des fresques. Devinez combien pour le Club plein air? Est-ce que le Club plein air trouvera une oreille attentive pour écouter ses demandes?

Pour la saison 2010-2011, on nous a interdit temporairement d'utiliser le secteur du Village historique sous prétexte des travaux pour construire le pavillon d'accueil, par la suite l'interdit fût maintenu pour les travaux de la centrale hydroélectrique et une fois tous ces travaux terminés, l'interdiction est tout simplement devenue permanente. Dommage, la perte de ce secteur nous a laissé avec trop peu de terrain non accidenté, ce qui a fait fuir les personnes âgées, peu de pistes propices et attrayantes pour l'initiation des jeunes et moins jeunes ainsi que pour la pratique du style libre en ski (skate).

Le Club plein air, c'est deux emplois saisonniers directs en saison hivernale, un réseau de sentiers balisés et entretenus, 20 km en boucle pour la raquette, 25 km en boucle pour le ski de fond, un service de location de raquettes, des équipements pour l'entretien récent et un organisme sans aucune dette grâce à ses revenus autogénérés, le bénévolat, des commandites de commerçants, une contribution financière de Chambord qui peut s'élever parfois jusqu'à 100$ annuellement accompagné du service d'aqueduc par l'entremise des crédits de taxes accordés à ce site touristique, une aide de Roberval qui est a été longtemps de 1000$ annuellement, montant qui a été majoré à 2500$ l'an dernier et qui de plus, fournit l'entreposage des équipements en période estivale.

Depuis la création de ce parc, il s'est toujours fait du ski de fond et de la raquette dans ce lieu. Le Club plein air y a déménagé ses activités à l'automne 1999 alors que Denis Lebel en était le directeur général. Est-ce que ce sera la fin de tout? Pourtant Val-Jalbert l'hiver a un énorme potentiel, les paysages y sont magnifiques et les sentiers de raquette ont été classés dans le «top 7» des meilleurs endroits pour pratiquer cette activité au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s'agit d'un beau service de proximité pour les citoyens ainsi que pour une entreprise comme Chalets et Spa Lac-Saint-Jean. À mon avis, Val-Jalbert est l'attrait touristique hivernal de notre MRC ayant le plus de potentiel de développement avec très peu d'investissements.

Une piste de solution économique pourrait être que le pavillon d'accueil soit utilisé par le Club plein air durant l'hiver, que l'on redonne l'accès à la section historique à tous sous la supervision du Club plein air et qui demanderait un petit droit d'accès aux marcheurs. Les administrateurs de la Corporation du parc régional de Val-Jalbert invoqueront que c'est problématique au niveau des assurances, comme l'a mentionné son président, Jacques Girard, lors d'une entrevue radio le 11 novembre dernier.

À cet effet, on devrait consulter la ville de Saguenay, car en janvier dernier, au parc de la Rivière-du-Moulin, un raquetteur s'est malheureusement noyé dans la rivière Langevin et cela ne semble pas avoir causé des mots de tête aux administrateurs municipaux et aux bénévoles. De plus, on devrait en profiter pour s'informer comment ils ont fait pour mettre en valeur autant de beaux sites pour la pratique de ces activités et dont les stationnements ne sont jamais à plus de cinq kilomètres d'un clocher d'église.

Yves Garneau, Membre du Club plein air, président de la saison 1983-1984

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