Ça a assez duré

Le gouvernement québécois a enfin décidé d'intervenir dans le conflit qui... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le Quotidien

Le gouvernement québécois a enfin décidé d'intervenir dans le conflit qui oppose l'Association des concessionnaires d'automobiles et le Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il était temps. Ce conflit a assez duré.

Si tous les spécialistes de relation de travail s'entendent pour dire que la grève a encore sa raison d'être comme méthode non violente pour faire pression, encore faut-il que le rapport de force fasse mal aux deux opposants. Or il se passe dans ce conflit de travail ce qu'on a vu dans celui de RTA et des syndiqués d'Alma.

Pendant que les employés acceptaient une baisse de rémunération pour faire entendre ce qu'ils estimaient juste, la compagnie empochait des millions de la vente d'électricité à Hydro-Québec. Dans ce présent conflit, même s'il faut refuser de mettre tous les torts sur une seul partie, les employés de garage me semblent plus crédibles. Ils ont perdu 280 000 jours de travail/personne à faire du piquet, hiver comme été, par jour de pluie et de froid comme sous un soleil ardent, en acceptant une importante diminution de salaire et en subissant une malheureuse indifférence de la population en général. Quant à la réaction des concessionnaires qui s'offusquent de l'intervention du gouvernement dans leur sphère dite privée, on peut en conclure qu'ils ont continué à s'enrichir pendant la durée du conflit.

Quand dans une telle partie de bras de fer, les deux opposants, après 35 journées de séance de conciliation ou de médiation, ne réussissent pas à s'entendre et qu'il y a apparence de mauvaise foi ou d'entêtement, l'autorité supérieure doit faire entendre raison aux belligérants en les forçant à une sortie de secours qui leur évitera, soit de perdre la face, soit d'écraser l'un des deux. Dans une société démocratique, quand les solutions connues et déjà expérimentées pour résoudre les conflits ne donnent aucun résultat, il est du devoir de l'instance gouvernementale d'agir. C'est une de ses responsabilités de veiller au maintien de la justice et de la paix sociale et d'intervenir comme le ferait un bon père ou une bonne mère de famille entre deux adolescents récalcitrants.

Mon souhait est que ce malheureux conflit se règle rapidement et que, pour permettre à la colère de s'apaiser chez les deux parties, on évite de créer plus de blessures et de tensions que celles déjà produites.

J'écris ces lignes au moment où les médias nous rapportent l'horreur qui se vit à Paris. À la lumière du drame que vivent nos cousins français, ce conflit apparaît des plus insignifiants. Pourtant, on ne peut le négliger, parce qu'il se vit tout près de nous et qu'on ne peut être indifférent devant ce rapport de force inégal. Même si on reconnaît que les deux opposants sont très loin de s'être conduits en barbare, il faut voir que certains abus de pouvoir très civilisés sont des violences subtiles, qui créent des séquelles sournoises et dangereuses à long terme. Elles enlèvent du vernis à une société qui se veut civilisée.

Robert Gaudin

Saint-David de Falardeau

Pensons aux familles!

Ouvrir la rue de Vienne? C'est faire passer le trafic du secteur Lac-Kénogami et de l'autoroute 70 par les rues de Vienne et du Long-Sault et transformer ces deux rues en «passoires» comme c'est le cas pour les rues Saint-Hubert et Panet. C'est transformer en «enfer» la vie des quelque 200 familles du quartier de la Petite-France avec leurs enfants. C'est permettre l'«engorgement» dans les deux sens par le trafic provenant des centres commerciaux, de Lac-Kénogami et de la autoroute 70. C'est faire baisser l'évaluation des résidences unifamiliales de cette partie de la Petite-France. C'est dépenser 200 000$ et plus. C'est remettre à plus tard les besoins criants des enfants, des aînés et de toutes les personnes de la Petite-France en n'améliorant pas le parc de la Charente.

N'est-il pas temps de penser d'abord et avant tout aux familles, aux enfants et à toutes les personnes du quartier de la Petite-France et de voter non dimanche au travail de «démolition» de la rue de Vienne?

Roland Chénier

Jonquière

Des retraités renseignés

Le mercredi 11 novembre dernier, au Delta de Jonquière, il y a eu une importante rencontre d'information pour tous les retraités de Rio Tinto Alcan (RTA). Cette rencontre organisée par le syndicat d'Arvida et son comité des retraités a réuni plus de 600 personnes, et visait à informer les retraités sur les résultats des dernières négociations et les impacts financiers sur leurs retraites. Lors de cette rencontre, un actuaire a expliqué clairement quels étaient les enjeux, la situation du marché et le pourquoi des décisions du comité de négociations.

Je veux remercier ici tous ceux et celles qui se sont déplacés pour cette rencontre et qui nous démontrent l'intérêt qu'ils portent à avoir des informations justes et véridiques.

Régis Pilote

Retraité de RTA

Jonquière

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