Que flotte la liberté!

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Le Quotidien

Que flotte le drapeau de France! Bleu: que vienne à nous cette couleur de la paix qui pointe au lointain horizon! Et rester solidaire devant l'assaut de la barbarie et de la haine. Lever les bras vers le ciel, dans la lumière qui nous rassemble.

Et que flotte le drapeau de la liberté! Blanc: matin de cendres incolores après une nuit meurtrière. Des vies fauchées si lâchement, si atrocement! Acte de démence! Que la blancheur immaculée d'un linceul enveloppe les corps de ces êtres et qu'il protège leurs âmes. Et ces hommes qui tuent au nom de ce qui divise et au nom de leur Dieu. Et leurs folies d'y croire! Mais que flotte le drapeau de l'égalité!

Rouge: le vin de l'espoir porté aux lèvres de notre résistance. Qu'un sang pur s'insurge contre toute forme de tyrannie. Que l'humanité soulève un vent de renouveau! Et que flotte le drapeau de la Fraternité!

Une pensée chaleureuse ici, pour mes amis français, mes cousins et mes cousines. Une pensée empreinte de compassion et de solidarité face à la terreur à laquelle vous êtes confrontés à Paris, touchés par des actes terroristes encore une fois. À peine remis de la tragédie du Charlie Hebdo, vous devez encore constater la perte d'êtres chers suite à ces attentats. Des êtres innocents, emportés par une folie meurtrière sans nom. Mes amis, je vous aime et je suis de tout coeur avec vous dans cette épreuve.

Yvan Giguère

Saguenay

Une bougie pour Paris

Sur ma table, une bougie, achetée plus tôt cet été. Ce matin, je l'ai allumée. Sur la bougie, il était écrit: Rue de Marli, Paris, le 6e arrondissement. Après le choc, l'engourdissement, l'encaissement de trop de violence, de trop d'images, de trop de mots... J'ai regardé ma bougie et j'ai pleuré. J'ai pleuré ma Terre, j'ai pleuré notre Humanité. J'ai pleuré avec Paris. J'ai pleuré avec les familles endeuillées. J'ai pleuré pour tous mes frères et soeurs en humanité qui ont persdu la vie si violemment, gratuitement. Ce matin, j'ai regardé ma bougie et j'ai pleuré. Paris, c'est juste à côté. Paris, c'est nous. Tous ces innocents, ç'aurait pu être nous. Ce matin, je dis: «touchée». Touchée en plein coeur. Vais-je répondre par la peur? Vais-je répondre par l'indifférence? Vais-je répondre par la violence? Que vais-je faire à présent?

Je ne peux ignorer ces gestes et continuer ma vie comme avant. Désormais, il y a un avant 13 novembre et un après. Ce matin, j'ai allumé ma bougie et j'ai pleuré. Sous l'agitation, sous le choc, sous la colère et la peur, il y avait la peine. Une grande peine. Les larmes de l'enfant qui court libre dans les champs, cerf-volant en main, et qui pleure son rêve d'un monde de paix, d'amour et de liberté.

J'ai regardé ma bougie et je lui ai fait une promesse à cet enfant: «Non, il n'est pas mort ton rêve». Je m'engage aujourd'hui, par des gestes d'amour, de paix et d'accueil à le faire grandir ce monde auquel tu rêves. Je m'y engage avec tous ceux et celles qui y croient aussi. Je m'y engage pour toi et pour tous les enfants de la Terre. J'ai regardé ma bougie et je ne pleurais plus. Dans mon coeur, une douce détermination à préserver et à faire grandir ce que nous avons de plus précieux... la Vie.

Julie Bertrand

Saguenay

L'autre terrorisme

Le terrorisme, ce n'est pas juste lorsqu'une personne tue physiquement, mais bien malheureusement aussi lorsqu'on attaque notre prochain psychologiquement. Quand on fait peur ou qu'on intimide une personne, c'est aussi une sorte de terrorisme. J'ai moi-même été victime d'intimidation au téléphone: j'ai dit à mon interlocuteur qui me menaçait que je n'accepterais point cela. Par contre, plus tard, j'ai eu un tantinet de choc émotif. Réfléchissons à cela: lorsqu'on attaque quelqu'un sur un blogue ou dans les réseaux sociaux, nous voulons ébranler la personne, lui faire du mal et lui faire peur, c'est un semblant de terrorisme! Lorsqu'une personne décide de briser cognitivement un autre membre de la collectivité en le méprisant téléphoniquement ou en l'insultant en personne, ne faisons-nous pas poindre du terrorisme? Ce qui est arrivé en France est une tragédie, mais hélas, ce n'est pas juste là qu'il y a du terrorisme... Quand un jeune se suicide parce que son agresseur l'a attaqué sur les réseaux sociaux; l'adolescent qui décide de «quitter» pour un autre monde a été terrorisé par la peur et a reçu des balles de son agresseur! Non point des balles mortelles physiques, mais des balles de nature virtuelles. Quand une personne s'en prend à une autre personne par son verbe dénigrant, c'est d'autant plus dommageable que de recevoir une balle dans le corps. Les dommages collatéraux psychologiques sont des plaies ouvertes pour toujours. Avant de diffamer son prochain, on devrait peut-être le connaître et le découvrir et lui donner des gestes attendrissants. Comme cela on se respectera communément et l'amour vaincra le misérable terrorisme qu'on exerce quand on médit un autre membre de notre société. Quand on dit des insanités à un autre humain, on l'attaque pour lui faire du mal. C'est malheureusement du terrorisme!

Maxime Simard

Chicoutimi

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