Un sillon

Philippe Couillard... (Photo Presse Canadienne)

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Philippe Couillard

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Le Quotidien

Philippe Couillard et son entourage, partisans du statu quo constitutionnel, en pavoisant comme ils l'ont fait suite à la dernière élection fédérale, prennent leurs désirs pour des réalités, en prétendant que le mouvement indépendantiste québécois vit ses derniers soubresauts.

Un sondage CROP tenu récemment, montre qu'il n'est pas à son meilleur, mais les chiffres indiquent quand même qu'il est loin d'être mort. Ailleurs dans le monde, on l'a vu, les Écossais et les Catalans ont démontré que le désir d'indépendance est toujours là, même si les projets n'ont toujours pas abouti. Pourquoi donc en serait-il autrement au Québec?

Si le projet Meech de la fin des années 80 s'était concrétisé, alors oui je pense que le projet indépendantiste serait aujourd'hui enterré. Mais ce ne fut pas le cas, parce qu'un certain Trudeau père, très influent auprès des Canadiens, bien que se tenant à l'écart de la politique active depuis un moment, a contribué à le faire déraper. Pourtant, la grande majorité des Canadiens avait reconnu la nécessité d'un Québec plus autonome pour la survie du fait français en Amérique. Trudeau fils, maintenant premier ministre, l'a manifesté plus d'une fois avant et après l'élection du 19 octobre; il ne cédera rien que son père n'a voulu cédé sur le dossier.

Que nous reste-il alors pour nous affirmer en tant que société distincte? J'ai cru les sondages un temps à l'effet que le projet d'indépendance ne fera plus des enfants forts, qu'il s'éteindrait de lui-même. Un récent CROP disait que chez les 18-34 ans, sept électeurs sur dix sont contre l'indépendance; une frange de la population, dont la majorité n'était pas née ou avait encore la couche aux fesses lors du référendum de 1995. Mais il indique, même en période creuse, que 67% d'entre eux se disent d'abord Québécois avant de s'afficher Canadiens; que le Oui est crédité de 36% des voix; que 47% des gens interrogés croient que le Québec a le potentiel de devenir un pays indépendant. Un jardin en friche durant un moment n'est pas, loin s'en faut, un jardin mort à jamais. Mais la balle est dans le camp des chefs de file indépendantistes.

On n'appréhende pas un vote sur l'indépendance d'un peuple comme celui pour élire un gouvernement. L'éducation populaire reste à faire sur les grandeurs d'un Québec indépendant et les misères d'un Québec inféodé dans une fédération dominée par les anglophones. L'éducation populaire est la première condition d'un référendum gagnant. Rendre pertinent, actuel et tangible le projet indépendantiste surtout pour la catégorie de citoyens absents lors du dernier référendum. Et pourquoi ne pas commencer par leur expliquer ce qui s'est passé la veille du référendum de 95, quand les Anglais des autres provinces ont débarqué en masse au Québec pour dire qu'ils nous aimaient beaucoup et nous supplier de préserver l'intégrité de leur Canada? Les votes indépendantistes catalans et écossais, composés en grande majorité d'électeurs de 40 ans et moins, l'ont bien montré: l'idée d'indépendance d'un peuple est comme un sillon que se creuse lentement mais implacablement.

Marcel Lapointe

Jonquière

Une campagne importante

Le 30 novembre se terminera notre campagne de don pour fonder la Coopérative d'habitation la Solidarité. Le but est de loger avant 2020 12 ménages locataires à faible et modeste revenu dans le secteur Kénogami. Avant d'obtenir une subvention gouvernementale, nous devons trouver une contribution du milieu équivalente à un rabais de taxes de 25 ans et une aide financière de 865 000$. Nous avons déjà trouvé un terrain non contaminé appartenant à un propriétaire privé. Depuis le 1er octobre, jour où sommes allés déposer notre projet à la mairie, les locataires attendent une réponse, un accusé réception. Pourquoi ce silence, se demandent-ils? Quoi qu'il en soit, nous allons de l'avant malgré vents et marrée!

Quelques entreprises, associations et communautés religieuses ont actuellement entre leurs mains une demande de don les invitant à verser un don à la mesure de leur possible pour aider la naissance du projet. Cela n'est certes facile puisque notre cause est difficile «à vendre»! Elle affronte des obstacles! Elle se heurte à des préjugés envers la pauvreté qui mettent à dos des donateurs potentiels! Mais toujours, nous gardons confiance que des âmes généreuses nous facilitent la route comme il en fut été de cette personne anonyme qui nous a offert un don de 5000$...

Si des instances sont interpellées à offrir un don substantiel de 1000$ et plus en lisant cet appel, contactez-nous avant de verser un don. Aucun chèque ne doit être libellé au nom de Loge m'entraide et il n'est pas nécessaire de verser le don maintenant... Tous les dons seront versés à la construction du projet et si ce dernier ne réussit pas à voir le jour, nous retournerons les dons à qui de droit.

Aider la construction d'une coopérative d'habitation est plus qu'un geste de solidarité. Cela contribue à loger des ménages locataires sous un toit de qualité, accessible, abordable, sécuritaire! Cela encourage la promotion des valeurs coopératives telles l'entraide, la solidarité, le partage! Une coopérative d'habitation est un bien collectif qui appartient à la collectivité sans aucune notion de profit comme le marché locatif privé.

Quant à vous M. le maire, attendez-vous à nous revoir à la mairie en décembre pour vous informer du montant que nous aurons récolté à la sueur de notre front et recevoir l'aide qu'il nous manquera pour mener à terme ce projet de 2,2 M$.

Sonia Côté

Coordonnatrice Loge m'entraide

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