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L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Quotidien

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi le syndicat (de l'aluminerie) d'Alma veut encore plus que les autres?

Je comprends qu'il doit défendre ses membres qui gagnent (pour certains) 100 000$ par année pour qu'ils puissent avoir une pension annuelle de retraite de 50 000$. Mais pour ce syndicat, on dirait que ce n'est jamais assez... Quand on les écoute, ils travaillent dans l'usine la plus neuve et rentable de la compagnie. Comme ils sont privilégiés, leur syndicat affirme qu'il est normal qu'ils obtiennent de meilleures conditions que tous les autres travailleurs des usines de Rio Tinto Alcan dans la région. Ils font partie des 5% qui gagnent plus de 100 000$ par année. Pour leur syndicat, ce n'est encore pas assez...

Est-ce qu'ils savent que plus de 60% des employés du secteur privé de la région, comme partout au Québec, n'ont aucun régime de retraite? Quelqu'un pourrait leur rappeler que seulement 15% de ceux qui ont un fonds de pension d'entreprise recevront des rentes fixes et garanties? On pourrait leur rappeler que les gens qui ont des jobs à 50 000$ par année ne courent pas les rues? Nous sommes très loin d'une paye de retraite garantie de 50 000$ par année! Un peu de bon sens, entendez-vous et cessez vos batailles syndicales aux dépends de la région!

Jean Lavoie

Saguenay

La «révolte» française

Dans une lettre ouverte parue la semaine dernière dans un quotidien provincial intitulée «Être Québécois, notre façon d'être Canadiens», le ministre libéral des Affaires intergouvernementales et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, relate le difficile parcours du fait français au Québec ainsi: «Au Québec, il y a 50 ans, les travailleurs francophones n'avaient pas accès à un juste traitement, les immigrants choisissaient l'anglais et le commerce se faisait en anglais. Nous nous sommes tranquillement révoltés, a-t-il poursuivi; ce qui a produit un grand nombre de dirigeants francophones, l'intégration des immigrants dans les écoles françaises, l'affichage obligatoire en français dans les commerces».

À moins de faire erreur, le point d'orgue de cette «révolte tranquille», qui a permis et permet encore aujourd'hui de protéger la langue française au Québec, c'est la Loi 101 adoptée à la fin des années 70 par le premier gouvernement nationaliste digne de ce nom. Cela a mis un frein à l'anglicisation et fait du français, notre langue de travail. Les libéraux, à cette époque, ont tout fait pour en empêcher l'adoption. Comme on dit dans le langage francophone québécois, ça prend du front tout le tour de la tête pour M. Fournier pour se déclarer ainsi partie prenante du mérite des autres. Les libéraux se sont battus contre la Charte de la langue française et même encore aujourd'hui, que font-ils pour lui donner plus de mordant? Rien. La soumission du français à l'anglais par le bilinguisme institutionnalisé, c'est dans leur ADN. Il faut rester vigilant sous les libéraux.

M. Fournier, à titre de ministre québécois de la Francophonie, exprime également dans sa lettre le désir de commencer à changer le présent. Ça tombe bien, j'ai un dossier à lui suggérer: celui de faire du français la langue de travail dans les institutions, sociétés et entreprises privées fédérales qui oeuvrent au Québec. Il est anormal qu'il faille y chuchoter son français.

Aude Brassard

Saguenay

La jungle politique

Un militant de Chicoutimi a attribué dernièrement en cette tribune à M. Péladeau le départ de M. Stéphane Bédard. Sans doute, comme certains journalistes, a-t-il  mesuré, à l'accolade des deux hommes, les centimètres qui séparaient les deux têtes ou a-t-il compté les départs des consultants dans le cabinet politique du chef de l'opposition officielle? Ce que j'apprécie, chez les libéraux (fédéraux), c'est qu'ils donnent la chance au nouveau chef. Pensez-vous que tous étaient d'accord pour une décision aussi controversée que d'envisager la légalisation de la marijuana? Ils ont eu l'intelligence de se dire: «si nous voulons que le chef nous conduise à la terre promise, nous devons le suivre.»

Quand M. Bédard dit qu'après plusieurs années en politique, il veut voir grandir ses enfants, vivre une vie de famille normale, entreprendre une nouvelle carrière, je le crois. Il y a une vie, après la vie de fou d'un politicien. Tous souhaiteraient qu'un politicien talentueux et intègre se sacrifie éternellement. Tel n'est pas toujours le cas... Quant au nouveau chef du PQ, donnons-lui une chance. Il a quand même eu l'intelligence de faire fructifier les actifs de son père. Laissons-lui apprendre les rouages de la jungle politique!    

Maurice Larouche

Alma

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