Un historique des Sags

En 2000, les Saguenéens de Chicoutimi sont rachetés par la ville de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Quotidien

En 2000, les Saguenéens de Chicoutimi sont rachetés par la ville de Chicoutimi d'un OSBL dirigé par Yvon Bouchard, Marc Tremblay et Gilles Boulianne. La franchise, alors évaluée à 800 000$, est confiée aux gestionnaires d'une entreprise privée: Gestion sport Sags, dont les actionnaires sont Guy Carbonneau (25%), Gaby Asselin (25%), Michel Boivin (25%) de même que Pierre Cardinal, Marc Desforge et Gervais Munger qui se partagent les 25% restants.

La Ville signe une entente renouvelable annuellement accordant le droit aux gestionnaires d'opérer à leur compte tous les services courants à l'intérieur du Centre Georges-Vézina. Ce contrat compren (ait) la présentation de quatre gros spectacles de même que les kiosques pour la vente de bière sur le site de la Zone portuaire en été. Depuis 2008, tous les profits des loges corporatives (qui ont coûté 700 000$ à la ville) vont directement aux Sags. En retour, les gestionnaires doivent remettre annuellement à la ville, en plus des taxes d'amusement, un minimum de 15 000$ pour l'utilisation de la patinoire, plus un certain pourcentage des recettes si le nombre de spectateurs dépasse 40 000.

Yvon Bouchard a servi d'intermédiaire entre la Ville et les nouveaux gestionnaires. Il a conseillé à ces derniers d'ajouter une clause au contrat prévoyant une prime de 20% aux gestionnaires pour une éventuelle plus value de la franchise.

Or, en 2002, la ville de Cap-Breton acquiert une franchise de la LHJMQ pour la somme de 3 millions$. Les gestionnaires se tournent alors vers la Ville et réclament leur 20% de la différence entre le 800 000$ et le 3 millions$ soit, 440 000$. Normalement, cette clause du 20% n'aurait dû s'appliquer qu'à la fin du contrat, mais la Ville accepte de payer aux gestionnaires ce 440 000$ sans discussion, parce que le document n'était pas clair quant à l'application de la clause. En 2011, les craintes que le contentieux de Saguenay entretenait à propos de la légalité de ce contrat passé avec une entreprise privée se confirment. La Loi 402 des cités et villes statue qu'une municipalité doit aller en soumission dès lors qu'elle accorde un contrat d'au moins 21 000$ à une entreprise privée. Or quand la ville de Québec a demandé au premier ministre Charest d'amender la loi afin d'accorder sans appel d'offres la gestion du nouveau colisée à M. Péladeau, Saguenay a dû convenir que la loi 402 concernait aussi les gestionnaires des Saguenéens. C'est la raison pour laquelle la Ville (a demandé) des soumissions pour les groupes intéressés. Les critères ne sont pas si nombreux: garantir la rentabilité de l'équipe, que les profits soient réinvestis pour améliorer l'équipe, assurer la représentativité de la Ville, bonne entente et information continue avec le bureau du maire, constituent les points les plus importants.

Richard Banford

Ex-membre du cabinet de Jean Tremblay

Bégin

Retour sur la campagne

À l'heure des bilans de la dernière campagne électorale, je trouve que l'on a escamoté «l'affaire du niqab». Celle-ci a mis Thomas Mulcair dans le trouble et fait rater le pouvoir fédéral au NPD. D'aucuns diront que je prends un raccourci, mais je n'en démords pas: avant le coup de Jarnac de M. Harper, probablement inspiré par le stratège australien Lynton Crosby, Mulcair et ses troupes caracolaient en tête selon les sondages. Puis voilà, lors des sondages qui ont suivi l'affaire du niqab, les oranges sont descendus.

Comment expliquer autrement une chute aussi brutale et instantanée, si ce n'est la promesse de M. Harper de passer une loi obligeant les musulmanes à retirer leur niqab pour prêter le serment de citoyenneté? Einstein l'a dit: «La raison la plus simple est généralement la meilleure». Dans la joute électorale, Justin Trudeau a profité d'une mise en échec vicieuse servie à Mulcair par Harper pour s'échapper et «scorer». Les néo-démocrates furent battus, mais l'opinion publique a décerné une punition de match aux conservateurs. Faut-il le répéter: une opinion publique n'est pas seulement composée d'ignorants facilement manipulables.

Cela étant dit, il faut rendre à César ce qui appartient à César: la plus longue campagne électorale de l'histoire du pays aura permis de découvrir chez Justin Trudeau un fort potentiel de leadership. Celui nécessaire à faire refleurir plusieurs valeurs canadiennes que les conservateurs se sont escrimés, durant dix longues années, à enfouir: la paix dans le monde, l'accueil de l'autre, la lutte à la pollution, la protection du climat, le respect des institutions démocratiques, une fiscalité plus juste, un gouvernement fédéral respectueux des provinces, un retour de l'ACDI à sa mission originelle, et bien d'autres. La balle est maintenant dans le camp d'un parti supposé être le parti naturel des Canadiens. Je lui donne le bénéfice du doute.

Si, comme certains le pensent, un indépendantiste convaincu ne devrait jamais voter au fédéral, ça ne peut être le cas d'un indépendantiste pragmatique, qui, lui, s'attend à un juste rendement sur les impôts qu'il paie au fédéral?

Marcel Lapointe

Jonquière

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