Les bouts de chandelle

Robert Gagné, membre de la Commission de révision... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Robert Gagné, membre de la Commission de révision permanente des programmes, ainsi que sa présidente, Lucienne Robillard.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Le Quotidien

Si la Commission Robillard sur les compressions de l'État québécois, qui nous a coûté quelques millions, s'était donné la peine de décrypter toutes les économies de bouts de chandelle à réaliser au niveau gouvernemental, qui se répercutent d'année en année, cela aurait fait combien au bout de cinq, dix, 20 ans?

Un récent rapport du Fonds monétaire international nous apprend que les subventions publiques versées aux industries des secteurs charbonnier, gazier et pétrolier sont de l'ordre de 5,3 G$ dans le monde. Hallucinant! Parce que, faut le dire, c'est aussi l'argent du public, en grande majorité, qui sert à payer pour lutter contre les dommages environnementaux causés par ces gros pollueurs. Le beurre et l'argent du beurre, quoi! Pour ce qui est de la part de l'argent public québécois dans ces méga-subventions planétaires, on ne la dit pas, mais il y en a sûrement une. Un gros bout de chandelle, celui-là!

Dans un autre ordre d'idées, selon La Presse canadienne, il paraît que le gouvernement du Québec rembourse à des centaines de hauts fonctionnaires leur cotisation professionnelle annuelle au Barreau du Québec. En effet, près de 300 hauts fonctionnaires juristes payés dans les six chiffres ont le privilège de se faire payer leur cotisation annuelle de plus de 2000$ par l'argent des contribuables. Par exemple, pour les années 2014 et 2015, ça nous a coûté 1,2 M$. Révoltant!

Et de quoi vous couper l'appétit, cet autre bout de chandelle qu'a aussi fait connaître La Presse canadienne. À savoir que les réunions du cabinet Couillard chaque mercredi midi peuvent nous coûter jusqu'à 60 000$ annuellement en frais de repas. Eux, ils ne traînent pas leur lunch à l'ouvrage. Chacune de leurs réunions peut entraîner des déboursés publics de 1500$ en frais de traiteur. Pour chacun des 27 membres du cabinet, ça coûte aux contribuables en moyenne 1400$ par année en petits plats gratuits raffinés. Raffinés en effet, parce que nos ministres ne commandent pas n'importe-où et n'importe-quoi. Ils font, par exemple, appel à de renommés traiteurs de Québec qui garantissent une expérience gastronomique sans pareil, qui offrent aux convives des plats raffinés et distinctifs. Même en régime minceur imposé à la population, rien de trop appétissant pour calmer la faim des ministres du gouvernement.

Des économie de bouts de chandelle, vraiment? On connaît tous une personne dans le besoin: vieillard délaissé, enfant mal nourri, assisté social qui doit consacrer 80% de ses allocations pour se loger, qui saurait en faire un bien meilleur usage.

Marcel Lapointe

Jonquière

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