L'héritage orange

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Thomas Mulcair, de passage à l'émission Tout le monde en parle, dimanche le 4 octobre.

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Le Quotidien

Depuis le début de la campagne électorale fédérale, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a été en mesure de se maintenir en tête des sondages au Québec, et ce, même s'il a subi une chute marquée au cours des deux dernières semaines, notamment sur la question du niqab. Dans la région, le récent sondage publié dans Le Quotidien donnait le NPD vainqueur dans deux des trois circonscriptions. Cependant, avant de prendre une décision quant à supporter le parti de Thomas Mulcair ou non le 19 octobre prochain, chaque électeur saguenéen ou jeannois doit selon moi considérer l'héritage que le NPD a apporté à la politique canadienne, en tenant compte des différents gouvernements néo-démocrates qui ont gouverné un peu partout au pays. Et ce dernier est loin d'être solide comme le roc.

Au niveau provincial, beaucoup de gouvernements néo-démocrates ont eu des difficultés quant à la gestion des finances publiques. Ces derniers se sont alors engagés dans de folles habitudes de dépenses publiques, qui ont abouti à des déficits budgétaires immenses, dont les effets se font toujours sentir de nos jours. Le premier exemple qui vient à l'esprit est celui du gouvernement de Bob Rae, qui a gouverné l'Ontario de 1990 à 1995 et qui a «réussi l'exploit» d'enregistrer des déficits records de plus de 8 milliards de dollars pendant une bonne partie de son mandat. La Colombie-Britannique, qui a été sous la gouverne du NPD pendant une bonne partie des années 1990, paie encore les frais de la politique fiscale des «oranges», même si ces derniers n'ont pas gouverné la province depuis 2001. À cette liste, nous pouvons ajouter la Nouvelle-Écosse (où la dette publique a atteint des records sous le gouvernement NPD de 2009-2013), le Manitoba (qui fait face à des déficits qui ne cessent d'augmenter) et l'Alberta (où l'expérience néo-démocrate est loin d'être convaincante jusqu'à présent, surtout en matière budgétaire).

Comme contribuable canadien, je crois que la dernière chose dont le pays a besoin, c'est d'avoir un gouvernement néo-démocrate au pouvoir à Ottawa qui agirait de façon irresponsable en ce qui a trait aux finances publiques. Conséquemment, en cette période de ralentissement économique provoquée par des facteurs externes au Canada, je crois qu'il est impératif de garder le cap avec le Parti conservateur de Stephen Harper. Je reconnais que ce dernier est loin d'être parfait, mais il s'agit du seul parti qui saura garder le cap et ramener l'économie canadienne sur la bonne voie.

Félix Tremblay

Chicoutimi

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