Le bénévolat des aînés

Marthe Asselin Vaillancourt... ((Archives))

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Marthe Asselin Vaillancourt

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Le Quotidien

L'organisme «Les Maisons des Grands-parents» vient de publier un document fort intéressant sur le bénévolat. Le bénévolat a toujours été présent dans nos sociétés, il a joué un rôle de premier plan en participant au développement social, économique et politique. Le Canada est reconnu comme étant l'une des sociétés où le bénévolat s'exerce avec efficacité.

L'Église catholique a favorisé son essor, les partis politiques et les associations caritatives en ont largement profité; que l'on pense à la Société Saint-Vincent de Paul, aux Chevaliers de Colomb, aux nombreuses associations féminines et depuis 35 ans, aux sections de l'AQDR qui sont soutenues par une armée de bénévoles. Influencé par la mondialisation, les progrès économiques et les nouvelles technologies; le bénévolat s'est largement transformé.

En 2010, 13,3 millions de Canadiens ont donné de leur temps. Au Québec, en 2007, 40% de la population avait des activités bénévoles pour une moyenne de 162 heures par personne. C'est beaucoup, me direz-vous! Mais quand on connaît le travail des membres des conseils d'administration d'associations, on peut facilement y croire; toutefois il arrive que le travail est effectué par les mêmes bénévoles, on les appelle les «TLM»: toujours les mêmes.

Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux ont vieilli et sont malades, il faut donc renouveler les participants. En 2011, le chercheur Thibault et ses collaborateurs définissent le bénévolat comme suit: «Le bénévolat est un acte social, d'échange, un acte de vie et de développement social fondé sur le civisme, une action citoyenne et axée sur la volonté de créer des liens; il est fondé sur des valeurs de gratuité et de responsabilité. Il est un acte public influencé par les causes, les milieux, les organismes publics dans lesquels il se déploie et agit.» Il faut retenir principalement que la gratuité financière, les bénéfices, les motivations, les causes et les organisations constituent les principales composantes de l'acte bénévole.

Dans plusieurs organisations, le recrutement pour remplacer les administrateurs s'avère un véritable casse-tête, surtout chez les plus jeunes. Plusieurs chercheurs ont remarqué une remise en question des termes bénévole et bénévolat chez les jeunes. Pour eux, il s'agit d'un engagement social et d'un geste de participation citoyenne. Le bénévolat qui tournait autour de l'Église s'est transformé; aujourd'hui, il y a même des échanges internationaux pour les aînés.

Le nombre total d'heures que les personnes âgées de 65 ans et plus offrent compte pour près de 19% des heures dont disposent les organismes au Québec. J'ajouterais le bénévolat interfamilial, la garde des petits-enfants, le soutien aux membres de la famille alités et malades etc...

J'ai tiré ces données du document «Un portrait du bénévolat d'aujourd'hui et de demain», produit pour les Maisons de Grands-parents, l'Institut sur la vieillissement, la participation sociale des aînés et le ministères de la Famille. De nombreux chercheurs y ont participé. C'est un document des plus intéressants.

Marthe Asselin Vaillancourt (C.M., C.Q.)

Jonquière

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