Casque: arrêtons de tergiverser

Vélo Québec lance un appel à la prudence... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

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Vélo Québec lance un appel à la prudence sur le tronçon où a eu lieu l'accident et suggère qu'on fixe la vitesse maximale à 20 km/h.

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Le Quotidien

D'entrée de jeu, je voudrais spécifier que j'ai suivi avec grand intérêt le parcours de Louis Garneau, l'athlète, cycliste émérite qu'il a été et celui de l'homme d'affaire qu'il est devenu. J'ai toujours apprécié son engagement dans la promotion de la pratique du vélo au Québec. L'actualité récente, concernant le débat entourant le port obligatoire du casque de vélo au Québec, a ramené à l'avant-plan Louis Garneau. D'emblée, la situation a semblé délicate pour l'homme d'affaires qu'il est également. M. Garneau s'est prononcé de pour le port obligatoire du casque de vélo. Certains ont crié au conflit d'intérêts puisque qu'il est un fabriquant de casques de vélo. Même la présidente de Vélo Québec s'en est prise à l'ex-athlète en lui attribuant peu de crédibilité dans sa prise de position!

J'avoue ne voir aucune problématique dans le fait que M. Garneau soit un fabriquant de casques. Serait-il assez bête et bassement mercantile pour se faire du capital publicitaire dans le débat qui nous préoccupe? De plus, de par sa fonction de conseiller au ministère des Transport, quel intérêt aurait-il à y mettre à profit son commerce, ses propres intérêts personnels? Devant cette vague de scepticisme M. Garneau a semble-t-il reculé. Louis Garneau est revenu plus modéré dans ses propos, arguant que l'application d'une loi, qui obligerait le port obligatoire du port du casque de vélo, serait difficilement applicable au Québec. Au départ M. Garneau stipulait que de circuler en vélo sans casque était dangereux.

Je l'interpelle ici en lui demandant de se remettre en selle dans sa croisade pour le port obligatoire du casque de vélo. Il sera plus que quiconque en mesure de faire pencher la balance en ce sens.

Rappelons qu'une telle loi existe dans sept autres provinces canadiennes et dans de nombreux pays à travers le monde. Ai-je besoin de rappeler, ici, les accidents récents au Québec impliquant des cyclistes et des automobilistes? Dont celui des plus violent qu'a subi la journaliste Isabelle Richer, qui heureusement a évité le pire grâce au casque protecteur qu'elle portait.

Je ne comprends pas non plus la position du maire de Montréal qui se questionne encore sur le bien fondé d'une loi à cet effet. Qu'attend-on au juste? Le pire comme d'habitude? À Sherbrooke, une ville de 80 000 habitants, il y a un règlement qui interdit aux jeunes de moins de 18 ans de circuler en vélo sans casque. Un bon début! Mais on peut prendre le champ à tout âge.

J'ai grand peine à concevoir qu'on doive se refaire le même coup que les débats stériles qui ont prévalu au Québec quand on a rendu obligatoire la ceinture de sécurité en automobile ou celui du casque protecteur au hockey. Combien de blessures graves et de morts évitées? Arrêtons de branler dans le manche et rendons obligatoire le port du casque de vélo au Québec. J'espère de tout coeur que le ministre des Transport du Québec déposera une loi en ce sens dès cet automne.

Yvan Giguère

Saguenay

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