Félicitations à l'UQAC

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Le Quotidien

Le 1er septembre dernier, l'UQAC inaugurait un nouvel édifice, le Pavillon du Grand Séminaire. Nombreux invités, cocktail dînatoire, discours de circonstance et visite des lieux. Ayant résidé pendant 34 ans dans cette maison comme membre d'une équipe responsable de la formation des futurs prêtres, je désire, par ces quelques mots, témoigner de mon admiration et de ma reconnaissance aux autorités universitaires, aux architectes et à toutes les personnes qui ont contribué au réaménagement de cet édifice patrimonial.

N'a-t-on pas d'abord conservé le nom de «Grand Séminaire»? N'a-t-on pas également respecté, pour le nécessaire agrandissement, le style Dom Bellot, architecte et moine bénédictin de la première moitié du 20e siècle qui a laissé sa marque au Québec et en Estrie? Le Grand Séminaire serait l'oeuvre de l'un de ses disciples. Et que dire maintenant de l'aménagement intérieur de l'édifice? C'est vraiment magnifique et bien adapté aux besoins des étudiants et du personnel enseignant. Un effort a été fait, entre autres, pour conserver presqu'intégralement le local qui servait de chapelle avec son beau vitrail. Il est devenu un agréable espace multifonctionnel.

L'aire de stationnement maintenant. On a procédé, bien entendu, à l'aménagement de nouvelles places, mais on l'a fait avec modération et respect de l'environnement. C'est pour moi et pour d'autres un point sensible et important. Lors de la signature du contrat de vente-achat, j'avais respectueusement signalé au recteur Martin Gauthier que l'UQAC faisait l'acquisition non seulement d'un édifice remarquable, mais aussi d'un véritable parc que plusieurs générations de prêtres et de collaborateurs ont contribué, depuis 75 ans, à protéger et à améliorer, le dernier étant l'abbé Alphonse Parent, décédé il y a quelques années. D'aucuns se souviendront peut-être de ces huit ou dix magnifiques ormes qui entouraient la maison et que la maladie hollandaise a emportés les uns après les autres. N'est-ce pas, en effet, des plus importants de conserver cet îlot de verdure à proximité de l'hôpital. Il est une sorte de «poumon» servant à purifier l'air pollué par le trafic automobile assez dense à cet endroit. Heureusement dans le cas qui nous concerne, on n'a pas cédé l'espace au «tout-à-l'auto» et je souhaite qu'il en soit toujours ainsi...

Voilà! Une Maison d'enseignement supérieur, l'UQAC, vient de contribuer à la conservation et à une noble utilisation d'un des beaux monuments architecturaux de Chicoutimi et, en même temps, au maintien d'une bienfaisante aire de verdure. Comme ancien professeur de ladite institution, je lui décerne un A+.

Florent Villeneuve

Chicoutimi

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