La journée de la démocratie

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Le Quotidien

En cette journée mondiale de la démocratie, il me tarde de faire partager aux lecteurs de ce Carrefour comment je vois concrètement la démocratie municipale. Une démocratie qualifiée de représentative dans laquelle le peuple exerce sa souveraineté par l'intermédiaire de représentants élus.

Pour chercher à convaincre, les sophistes galvaudent les mots, les déforment à leur avantage. Par exemple, ceux qui diabolisent l'aide médicale à mourir laissent entendre que le suicide assisté, c'est de l'euthanasie, pourtant, complètement indépendante de la volonté d'une personne, alors que le suicide assisté relève d'une décision personnelle et assumée. Ici à Saguenay, selon une partie de la population, le maire utilise le mot démocratie comme bon lui semble pour «manipuler» l'opinion publique. Dernièrement, dans Le Quotidien, il a dit que le retour du cabinet politique de l'Équipe du Renouveau Démocratique (ERD) l'obligeait à rétablir le sien parce que «la démocratie, c'est des deux bords». Comprenne qui peut cette absurdité...

Si l'ERD a pris racine à Saguenay, c'est parce que ceux qui l'ont mise au monde en avaient assez des poursuites bâillon devant les tribunaux; des décisions sans consultation, sauf pour des pécadilles comme, changer son slogan «Le citoyen d'abord», alors qu'une consultation populaire sur la nouvelle carte électorale serait autrement plus pertinente; à cause de ces millions en fonds publics dilapidés en frais juridiques; à cause de l'obscurantisme, entre autres, dans la préparation du budget; à cause de ces élus qui utilisent les fonds publics à des fins personnelles (pour voyager); à cause des nominations de personnes à des postes qui n'ont pas fait l'objet d'une sélection en bonne et due forme par un comité neutre. Et combien d'autres exemples!

Il y a également les coups bas que Jean Tremblay se plaît à asséner à l'opposition pour la discréditer dans l'opinion publique. Le maire veut faire pleurer les âmes sensibles en déclarant être obligé de taxer davantage les citoyens pour payer les cabinets politiques dont la ville pourrait se passer, selon lui. Le sien? Sachant ce qu'il en a fait au cours des dix ans où il en a eu un... Mais le citoyen capable d'un sens critique sait bien que c'est loin d'être le cas pour l'ERD, qui, durant la période de quelques mois où elle en fut privé, s'est sentie comme une auto privée de moteur. Maintenant, cela place le maire sur la défensive; il commence à montrer patte blanche en vue du prochain scrutin municipal. Une suggestion pour lui et son «ministre des finances»: pour trouver les crédits nécessaires au fonctionnement des cabinets, sans taxer davantage les contribuables, pourquoi ne pas démocratiser la prise de décisions quant à l'élaboration du budget de 2016? Je suis convaincu que l'opposition structurée saurait dire où couper pour éviter de taxer davantage les contribuables comme, rapatrier les anciens membres dans son cabinet.

Bien que le maire cherche à rajeunir son image pour séduire une partie volatile de l'électorat, indéniablement, l'usure du pouvoir lui colle maintenant à la peau. Un nombre grandissant d'électeurs rencontrés se disent prêts à voter pour un changement de direction à Saguenay. Belle journée du 15 septembre à tous les démocrates et aux autres qui veulent en être.

Marcel Lapointe

Secrétaire de L'ERD

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