Restons vigilants!

Université du Québec à Chicoutimi... (Photothèque Le Quotidien)

Agrandir

Université du Québec à Chicoutimi

Photothèque Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Quotidien

Préoccupé par les impacts des mesures d'austérité sur le développement régional, le Collectif des candidates et candidats à la maîtrise en études et interventions régionales prend aujourd'hui position, en cette période de rentrée, contre les mesures du gouvernement Couillard.

Le carnage semble se confirmer: compression de 300 M$ dans le budget des municipalités; amputation de 55% du budget des Centres locaux de développement alors que beaucoup d'acteurs économiques régionaux y voient un outil important de stimulation de l'entreprenariat; compression de 750 000$ chez Solidarité rurale du Québec alors que l'organisme est l'expert-conseil du secteur public en matière de développement rural; fermeture des directions régionales des ministères de l'Éducation et de l'Immigration alors que la présence d'une fonction publique forte en région y stimule la croissance; compression de 2,8 M$ du budget de la Route Verte du Québec, qui met à mal l'entretien du réseau cyclable dans les régions du Québec, véritable moteur de l'industrie touristique, particulièrement au Saguenay-Lac-Saint-Jean (iris-recherche.qc.ca).

Les multiples exemples se suivent et se ressemblent. C'est littéralement un nouveau modèle d'État que le gouvernement du Québec met en place, une extension du capitalisme et du néolibéralisme dans les moindres recoins du territoire québécois. Après tout, le titre de la plate-forme électorale du Parti libéral du Québec en 2002 n'était-il pas «Un gouvernement au service des Québécois: Ensemble, réinventons le Québec?»

Les libéraux auront au moins été conséquents dans leurs actions, et ce, contrairement à leur dernière formule «Le Parti libéral du Québec: le Parti des régions» en 2014! Le modèle qu'ils promeuvent depuis les dernières élections vient littéralement pulvériser les avancées en matière de développement régional des dernières décennies. Ils vont donc à l'encontre des aspirations sociales que nous avons pour le Québec en tant qu'acteurs du développement régional.

Les observations des chercheurs, des acteurs socio-économiques des milieux locaux et régionaux et des éditorialistes convergent. Les mesures annoncées sont préoccupantes pour l'ensemble des citoyens des régions. Avec la centralisation forcée des services régionaux dans les grands centres, ce sont non seulement des emplois qui disparaissent, mais aussi l'accessibilité aux services qui en prend pour son rhume.

Le modèle des services sociaux accessibles à tous s'effondre et leur privatisation est des plus inquiétantes. Aussi, dans l'ensemble, il nous semble impératif de développer une démocratie régionale forte ne relevant pas d'une Conférence des préfets et de se tourner plutôt vers des initiatives novatrices de démocratie participative. Il est plus que nécessaire que le sort des régions ne glisse pas entre les doigts de ses citoyens et que ceux-ci puissent continuer à être des acteurs à part entière du développement.

Nadja Carrier-Giasson, B.Ed. Simon Gauthier, B.A. Sara-Jeanne Lemieux, B.A. Annie Maisonneuve, B.Sc. Louis-Philippe Morasse, LL.L., B.Sc.Soc. Vanessa Morin, B.A. Audrey Naud, B.A. Noémie Plourde, B.A. Jonathan Skeene-Parent, B.A.

Collectif des candidates et candidats à la maîtrise Études et interventions régionales de l'UQAC

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer