Les limites du libre-échange?

«Avant la mise en place de ce système,... (Photo: Abdullah Pope, AFP)

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«Avant la mise en place de ce système, dans les années 1970, les agriculteurs vivaient dans l'incertitude due à l'instabilité des prix causée par les variations du volume de production et des marchés», souligne l'auteur.

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Le Quotidien


Les producteurs agricoles canadiens du lait, des oeufs et de la volaille ont mis en place et utilisent légalement un système collectif de mise en marché de leurs produits. Entente entre les producteurs dans le respect des caractéristiques de chaque province. Depuis quelque temps, certains économistes, chroniqueurs et éditorialistes attaquent la gestion de l'offre, un élément du système qui vise à ajuster la production au besoin de la consommation du pays, tenant compte également des importations.

Avant la mise en place de ce système, dans les années 1970, les agriculteurs vivaient dans l'incertitude due à l'instabilité des prix causée par les variations du volume de production et des marchés. Existe-t-il des études sur les impacts du libre-échange sur notre agriculture? Quelles sont les limites acceptables du libre-échange pour le maintien de l'agriculture canadienne? Un libre-échange parfait nécessiterait la standardisation des pays, de leurs habitants, des ressources et du climat; ce qui est irréaliste. Notre région existe à cause de l'eau, l'agriculture, la forêt et de temps en temps, les mines. Depuis quelques années, on nous envoie le message que nos produits agricoles et forestiers sont négatifs pour l'économie. Il ne reste que notre eau qui réduit le coût d'énergie sans faire de pollution et contribue au maintien d'usines de transformation dans la région! On ne sait pas pour combien de temps... L'eau, une source d'énergie facilement récupérable, renouvelable et transportable!

On entend dire que l'économie d'un pays va bien quand il y a beaucoup de transactions, de ventes; autrement dit que les consommateurs achètent beaucoup. Est-ce les seuls critères que l'on doit considérer dans la vie d'un pays et de ses habitants? Le libre-échange a déjà affecté négativement notre production laitière lors de l'entrée de l'Angleterre dans la zone euro. Le libre-échange devrait respecter l'autosuffisance alimentaire de chaque pays tenant compte des ressources naturelles et humaines de ceux-ci.

Réal Bouchard

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