Aléas immobiliers

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Le Quotidien

J'ai trouvé excellents les articles de la journaliste Patricia Rainville sur la situation du marché immobilier de la région publiés dans la dernière édition du Progrès-Dimanche. Cela met en lumière une situation qui est de plus en plus évidente, car on est rendu qu'il y a plusieurs maisons à vendre par rue! À ce rythme, si aucune maison à vendre n'entre sur le marché et qu'il n'y a pas plus d'acheteurs par année, ça va prendre plus de dix ans à toutes les vendre...

Or, la situation est loin de changer, à voir l'horizon devant nous: le marché de l'emploi ne semble pas près de remonter et les baby-boomers commencent à quitter leurs domiciles en raison de leur âge. Avec les nouvelles constructions qui continuent à se faire, combinées aux décès et aux divorces qui font souvent en sorte que les propriétaires ou que la succession doivent vendre rapidement, la file est longue et les prix seront à la baisse à mon avis.

C'est bien beau d'avoir du choix, mais encore faut-il en avoir les moyens. Le marché de l'emploi de la région qui perd constamment de bons salaires par les fermetures d'usines causées par des «prédateurs économiques» et la sous-traitance réduisent le nombre d'acheteurs potentiels.

Cette situation crée un blocage où les citoyens ayant déjà une maison ne peuvent plus bouger: pour acheter une autre maison, il faut vendre la sienne. De plus, les jeunes ne peuvent acheter une maison qui doit être rénovée, ne pouvant avoir du financement ou les moyens techniques pour ce faire.

Personnellement, je m'y attendais depuis trois ou quatre ans en raison de la construction «tant que t'en veux» de quartiers complets de maisons, par la spéculation domiciliaire, et par la progression de la pyramide des âges qui avance dans le temps. Entre 2005 et 2012, il y a eu une crête de départs à la retraite. Il y aura prochainement aussi, une crête de mises en vente des maisons, car c'est loin d'être fini selon moi.

La solution la plus intéressante serait d'attirer les retraités et les futurs retraités originaires de la région afin qu'ils reviennent s'installer ici en vendant leur maison à Montréal et Québec pour vivre à meilleur coût...

Les autres régions doivent vivre des tendances comparables et il serait intéressant d'en connaître le portrait plus complet à travers la Belle province.

Pierre Charbonneau

Jonquière

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