La Neuvaine et la foi

Mgr André Rivest a présidé la célébration à... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Mgr André Rivest a présidé la célébration à l'église Ste-Anne de Chicoutimi, qui concluait la neuvaine.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le Quotidien

Je lisais récemment dans Le Quotidien les reportages sur la Neuvaine de Sainte-Anne. Pour ceux et celles qui s'y présentent, c'est souvent une occasion de témoigner, d'affirmer et de renouveler leur foi envers Dieu dans une époque où la religion a perdu énormément de son lustre d'antan.

Mais qu'entend-on nous au juste par le mot «foi» utilisé par à peu près toutes les dénominations? Si on reprend les paroles de l'évangile, il n'existe qu'un seul Dieu véritable qui n'aime pas qu'on adore une autre personne que lui-même. Le fait de mettre sur un piédestal un autre personnage des écritures en fait par la même occasion un outrage à ce même Dieu. Toujours selon les évangiles, les pharisiens du temps mettaient leur foi dans les bonnes oeuvres et dans l'observance rigoureuse de la loi. Ils avaient une foi sincère mais comme dirait l'autre, une foi sincèrement dans l'erreur, ce que Jésus a condamné vigoureusement à plusieurs reprises.

Le phénomène de la foi et de la croyance en Dieu ont des bases historiques et intellectuelles solides en autant qu'on se donne la peine d'étudier sérieusement la bible et les évangiles, et non pas juste de se fier à des traditions d'hommes et des croyances personnelles souvent transmises d'une famille à l'autre sans explication rationnelle de cette même foi, sauf celui de croire sur commande. Celui qui a véritablement Dieu dans sa vie peut voir Dieu agir concrètement dans sa vie ce qui justement renforce sa propre foi...

Souvent ceux qui croit maintenant vont dire qu'ils croient en Dieu n'ayant souvent et je dirais même la plupart du temps, aucun point d'ancrage, ne connaissant pas, sans vouloir être insultant, les bases minimales théologiques, ne pratiquant que peu ou pas. En quelque sorte, il croit dans un «bon Dieu» d'amour dans les nuages, une sorte de mélange de mythes et croyances tirés à gauche et à droites de leurs expériences personnelles et ce souvent pour se donner bonne conscience. Qu'ils s'approchent de Dieu, cela est bien. Par contre, sans une nourriture spirituelle solide et régulière, cela nous amène sans aucun doute sur des faux enseignements à la merci de n'importe quel doctrine religieuse, sans profondeur et à la merci potentiel de gourou de l'amour du prochain car il ne faut pas se le cacher, en ces temps où la vie roule à un rythme effréné, le monde a une soif insatiable de paix et d'amour.

Jean-Marc Girard

Jonquière

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