Cartonnerie: une coopérative?

L'usine Graphic Packaging International de Jonquière a cessé... (Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien)

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L'usine Graphic Packaging International de Jonquière a cessé définitivement ses activités, lundi, et remercié ses 142 employés sous prétexte que l'ancienne cartonnerie Cascades n'était plus profitable pour la compagnie.

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Le Quotidien

À la suite de la fermeture sauvage de la cartonnerie de Jonquière, on a eu droit à quelques réactions de personnes publiques. Entre autres, des rodomontades du maire Jean Tremblay, comme on s'y attendait. Ce dernier, assez naïf pour croire qu'un sommet économique régional même réussi, pouvait protéger la région contre les décisions de l'impérialisme américain.

En passant, la compagnie Graphic Packaging International n'a pas mis «la clef dans la porte» comme l'a laissé entendre deux fois plutôt qu'une le maire de Saguenay dans son esbroufe livré hier au Quotidien. S'agissant de cela, les 140 nouveaux chômeurs auraient pu entretenir quelque espoir. Non, monsieur le maire, la compagnie a mis la clef sous la porte, c'est terminé. Et même si Saguenay avait tous les pouvoirs que vous rêvez d'obtenir un jour, elle n'aurait pu faire le poids face à l'entreprise de délocalisation des Américains.Vous avez choisi la petite politique mesquine sur le dos des travailleurs.

Quant à la réaction du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, s'il se croit capable avec une délégation, quelle qu'elle soit, d'aller fouiller dans les livres de compte d'une multinationale américaine, à n'en point douter, c'est une perte de temps. Comme il l'a dit, c'est un «Novelis acte 2» donc... Je suis, par ailleurs, en accord avec lui pour faire de la cartonnerie une coopérative de travailleurs avec l'aide des gouvernements supérieurs et par exemple du Fonds de solidarité de la FTQ.

Et pourquoi de Promotion Saguenay, tant qu'à y être. Selon ses propres dires, son président ferait preuve d'ouverture si l'on en croit sa réaction au Quotidien. Mais la proximité et la disponibilité des marchés, voilà notre «Talon d'Achile». Après des années de concessions et d'innovations technologiques, les travailleurs à grosses retombées économiques de la cartonnerie, comme ceux de Novelis se sont fait flouer de façon la plus méprisable qui soit par des individus sans état d'âme, sauf pour les profits. Sais pas si l'éditorialiste du Quotidien, Denis Bouchard, trouve que son dernier éditorial a été livré trop tôt. Moi oui en tout cas. Assez ironique, en effet, qu'un éditorial faisant, pratiquement, l'éloge presque de la nécessité des concessions syndicales et la très mauvaise nouvelle de la fermeture de l'usine de Jonquière se retrouve dans une même édition du Quotidien. Mais que voulez-vous? Il y a des agendas avec un grand «A» des impérialistes et il y a les autres.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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