Désolation!

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Le Quotidien

Je suis un ancien résident d'un secteur de La Baie (Grande-Baie), lequel, jadis dans mon enfance avait une certaine qualité de vie et des services, ce qui était quand même assez rare pour un petit coin où il faisait bon vivre au point où je voulais tellement y finir mes jours.

Dans mon enfance, ce secteur faisait l'envie à plusieurs égards, car dans les sports notamment, autant hiver que l'été, on était tellement compétitifs que certaines gens des autres coins de notre ville nous jalousaient car jouer pour Grande-Baie que ce soit au baseball ou au hockey, faisait grandir notre sentiment d'appartenance.

Déjà en 1988, avec les Fêtes du 150e anniversaire (avec sa place tellement accueillante) de la région, on réussissait à vivre un nouvel essor mais loin de penser que plusieurs années notre beau secteur allait vivre un tel revirement.

1- Le déluge de 1996 est venu changer tout le coin aussi charmant qu'il l'était et fait disparaître commerces et services.

2- À cette époque, un certain dirigeant de La Baie a pris en main les choses et a commencé à dire que place 150e allait être démantelée car c'était tellement contaminé que s'en était rendu dangereux pour la population de s'y rendre pour des spectacles en plein air qu'on avait depuis 1988. Ce fonctionnaire promettait qu'on allait renaître de ses cendres un endroit et une sculpture (Pyramide) hors de l'ordinaire et faire une nouvelle place de spectacles et que ce serait encore plus beau qu'avant le fameux déluge. Que de poudre aux yeux! Même La Fabuleuse a pris toute la place dans notre amphithéâtre (Palais Municipal) où tellement de championnats se sont joués.

C'était le début de la fin du secteur; avec les aménagements qui y ont été faits, rues si peu larges que même l'autobus avait de la misère à y circuler, bref une grosse piste cyclable! J'en revenais tout simplement pas.

Les choses continuent à se précipiter: les guichets automatiques qu'on avait installés dans le coin ont fermé. Pourtant, la population qui commençait à prendre de l'âge a pris le virage des guichets et voilà qu'elle doit parcourir au moins trois kilomètres pour accéder au service. Les commerces d'avant le déluge ne sont pas revenus et ceux qui ont réessayé de refaire leur clientèle ont connu des difficultés.

La fameuse pyramide a fermé et sa vocation a déménagé dans un autre secteur fleurissant à ce que disent nos élus. L'agora est devenu le nouveau site des petits spectacles. Une autre tuile qui tombe sur le peu de commerces qui avait peine à vivre de cette petite manne leur glissaient sous leurs pieds.

Certes, je suis de La Baie et fier d'y être mais de là à habiller l'un et pour déshabiller l'autre il y a une marge. Nos élus ne pensent qu'à une seule chose: privilégier un secteur sans penser à ce qui arrive aux autres du reste de notre ancienne petite ville. Oui les croisières nous ont mis sur la mappe, mais faut-il pour autant tout concentrer autour du village portuaire?

Plusieurs de mes concitoyens pensent la même chose et n'osent pas le dire tout haut pour ne pas avoir de représailles mais moi je peux le dire sans crainte étant un un «payeur de taxes». J'aime ma ville et je veux que tous les gens de tous les secteurs aient leur part, ce qui n'est pas le cas, à mes yeux, pour Grande-Baie.

Yves Thibeault

La Baie

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