Manque de solidarité

Le lundi soir 15 juin, à 20 heures,... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le lundi soir 15 juin, à 20 heures, se tenait à Chicoutimi, une vigile pour régler le conflit entre les employés de garages des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le Quotidien

Le lundi soir 15 juin, à 20 heures, se tenait à Chicoutimi, une vigile pour régler le conflit entre les employés de garages des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Moi, Giles Tremblay avait entendu parler de cela à Radio Galilée, 106,7, une semaine avant. Lundi, j'ai pris soin d'appeler des médias rgionaux pour qu'ils invitent la population rassemblement en face de la cathédrale. Malheureusement, ce fut un échec monumental. Seuls une photographe et un caméraman étaient présents (NDRL: Le Quotidien était sur place et a relayé les propos de Mgr Rivest). Cela était normal, car les médias vendent de la publicité aux concessionnaires. Le fait d'en parler les mettait en conflit d'intérêts. Ce sont les concessionnaires qui achètent leur publicité. Il y avait également ce soir-là, un match de hockey. C'est sûr que les gens préfèrent écouter le hockey que d'aller supporter des mécaniciens dans l'épreuve depuis deux ans et quatre mois, dehors à la pluie et au froid. Pour une fois de plus, j'avais honte de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Chicoutimi. Nous étions à peine 50 personnes sur le parvis de la cathédrale debout au vent. Je me suis posé la question à savoir où étaient les représentants des 23 autres syndicats régionaux. Pas un seul n'y était représenté.

Où étaient les échevins, les députés provinciaux et fédéraux ? Lorsque c'est le temps de se faire élire, ils sont là par exemple. Solidarité mon oeil. Aujourd'hui, si l'on voit quelqu'un sur le bord de la route, on arrête même plus pour voir s'ils ont besoin d'aide, de renfort. On a qu'à penser à tous ceux et celles qui ont acheté des autos et camions neufs depuis 28 mois dans la région. C'est comme s'ils avaient traversé une ligne de piquetage pour acheter un bien.

Personnellement, j'ai contacté Philippe Couillard et Sam Hamad tout en prenant soin de laisser mon message et mes coordonnées dans leur boîte vocale en disant que j'aimerais agir comme conciliateur dans le dossier, et ce, bénévolement. Je n'ai eu aucun retour d'appel pendant la semaine. Faites des pressions pour que ces ouvriers ne perdent pas tous leurs biens, leur famille aux profits des entreprises. Un bon employeur doit partager ses profits avec ses employés qui les ont mis au monde.

J'attends toujours après le gouvernement libéral qui prône l'austérité. Personnellement, je n'ai rien contre, mais ce devrait être l'Hydro, les pétrolières, les subventions aux grosses industries, augmentation de salaire des députés, des dirigeants d'entreprises, les primes de départ honteuses, etc., etc. Le petit, lui, a droit au chômage ou au bien-être social. Si tout le monde appuyait les grévistes, la vapeur ferait sauter le couvercle.

Giles Tremblay

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