S'engager pour le climat

Le climatosepticisme, au même titre que le créationnisme,... (Archives La Presse)

Agrandir

Le climatosepticisme, au même titre que le créationnisme, gangrène le parti au pouvoir à Ottawa. Au cours de la campagne électorale fédérale menant au scrutin d'octobre prochain, les candidats conservateurs régionaux, Denis Lebel au premier chef, devront s'exprimer sur la crise climatique qui sévit et qui n'ira pas en s'améliorant, selon les experts.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Quotidien

Le climatosepticisme, au même titre que le créationnisme, gangrène le parti au pouvoir à Ottawa. Au cours de la campagne électorale fédérale menant au scrutin d'octobre prochain, les candidats conservateurs régionaux, Denis Lebel au premier chef, devront s'exprimer sur la crise climatique qui sévit et qui n'ira pas en s'améliorant, selon les experts.

Le Canada fait figure de dernier de classe en matière environnementale au niveau international depuis que le gouvernement Harper nous dirige. Selon l'organisme Scientifique «Climate Action Tracker» qui suit à la trace les cibles que se donnent les pays industrialisés pour lutter contre les changements climatiques, si le monde suivait l'exemple du Canada de Stephen Harper, la planète encaisserait un réchauffement global de 3 à 4 degrés d'ici 2100. Selon la Banque mondiale, pareil scénario, déclencherait des changements cataclysmiques pour la vie sur la Terre. Le déluge de 96 au Saguenay amalgamé à un récent rapport très inquiétant sur l'état des barrages, doit nous rappeler que personne ne sera à l'abri d'inondations majeures, de sécheresses et de canicules extrêmes. Les données des Nations Unies le répètent: les changements climatiques surviennent beaucoup plus vite que prévu. Que fera le Canada, lorsqu'il participera à la prochaine conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre? Sera-t-il prêt à faire connaître, au plus tard en début octobre prochain, comme l'exige l'échéance, ses cibles de réduction des gaz à effet de serre et les moyens pour les atteindre d'ici 2020? Pas sûr, le gouvernement, plutôt que d'assumer son leadership comme il le devrait, attend que les provinces lui fournisse de la matière. Ce qui démontre que l'environnement est le cadet de ses soucis.

Candidats conservateurs et en particulier M. Lebel, à titre de très proche du premier ministre, je m'adresse à vous pour que vous fassiez preuve de transparence en dévoilant aux électeurs les cibles qu'un nouveau gouvernement conservateur entend annoncer à Paris pour faire oublier son titre peu enviable de cancre des pays industrialisés en matière de lutte contre les gaz à effet de serre. C'est bien beau les belles promesses de mettre plus d'argent dans les poches des Canadiens, mais si dans 30 ans, ils doivent payer plus de taxes et d'impôts pour faire face à des cataclysmes irréversibles? Si votre gouvernement n'a pas su affronter les problèmes climatiques quand il en était encore temps, il devrait au moins démontrer que le Canada peut devenir un leader mondial quant à la gestion de la crise climatique.

Louise Brassard

Jonquière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer