Le dernier pilier

Jacques Parizeau.... (Photo Jacques Mailloux, archives La Presse)

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Jacques Parizeau.

Photo Jacques Mailloux, archives La Presse

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Le Quotidien

Le dernier des cinq piliers de la souveraineté vient de s'éteindre après M. Lévesque, Camille Laurin, Gérald Godin et Marcel Léger.

Même si à quelques occasions, il y avait de petits conflits entre M. Parizeau et moi, cela trouvait toujours une solution dans le respect. Le plus beau souvenir que je garderai de ce Monsieur, c'est qu'en mai 1990, dans le cadre d'un conseil national qui se tenait à Alma, M. Parizeau m'a dit avant de se présenter en conférence de presse que nous venions de recevoir un télégramme de Lucien Bouchard nous souhaitant la bienvenue dans son comté en ajoutant, «M. Lavoie ce sera une bombe médiatique». Je crois que lui seul pouvait imaginer les conséquences politiques d'un tel geste de la part de M. Bouchard. Je ne comprends toujours pas que l'on reproche à cet homme d'État, qui n'a jamais eu la langue de bois, d'avoir affirmer le soir du 30 octobre 1995 que la défaite était due en partie «à l'argent et au vote ethnique», car c'était vrai. Il blâmait ainsi le fédéral, oui, mais pas les immigrants, car il savait très bien que ceux-ci ne viennent pas s'établir au pays du Québec mais dans une province du Canada. Même M. Péladeau en fait brièvement allusion durant sa campagne au leadership du PQ. Bravo M. Parizeau pour votre patience et votre ténacité.

Yvon Lavoie

Granby

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