Vigilance!

«La compagnie Alcan a été bâtie certes avec... ((Archives Le Quotidien))

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«La compagnie Alcan a été bâtie certes avec l'aide du capital d'investisseurs, mais sans l'apport du talent, de la sueur de ses employés, elle n'existerait pas.»

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Le Quotidien

Rio Tinto, appellation espagnole qui se traduit par «Rivière Rouge»... Ladite rivière anglo-australienne s'est détournée de son cours jusqu'au Québec pour engloutir la société Alcan.

La compagnie Alcan a été bâtie certes avec l'aide du capital d'investisseurs, mais sans l'apport du talent, de la sueur de ses employés, elle n'existerait pas. Le ravage de la crue de la «Rivière Rouge» a fait en sorte en peu d'années de réduire le nombre d'employés de la compagnie Alcan de 12 000 à 4500. Il est peut-être temps que les employés et les anciens employés d'Alcan se ravisent pour racheter à rabais une entreprise qui est leur gagne-pain et une bonne partie de celui des habitants de la région. En cela, ils pourraient être soutenus par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Rappelons-nous qu'à la même période de l'achat de «l'Alcan», la Caisse avait, par manque de vigilance, acheté des papiers de pacotille et perdu avec cela l'équivalent de la valeur de la compagnie Alcan! Les chefs des centrales syndicales devraient insuffler à leurs membres de devenir des investisseurs responsables. Ceux-ci devraient convaincre les partis politiques de mettre dans leur programme la nationalisation des barrages électriques de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un dénommé René Lévesque avait, non sans difficulté, dans les années 1960, convaincu son chef d'alors, Jean Lesage, de réaliser la nationalisation de plusieurs compagnies d'électricité pour créer Hydro-Québec. Pouvez-vous vous imaginer tout ce que les gouvernements ont pu réaliser avec l'argent rapporté depuis 55 ans? Cette vache à lait productive, que certains anciens banquiers de nos élus actuels envisagent de vendre par morceaux par la porte d'en arrière. La vigilance qui veut dire «veiller sur sa vie avec une lance» s'impose. C'est le contraire d'être endormi et pendant notre sommeil se faire flouer. Pour passer à l'action, il faut se sentir libre, responsable et avoir le sens du partenariat. René Lévesque n'était pas un révolutionnaire. Il savait que toutes les révolutions ont échoué. Il a dénoncé l'autoritarisme d'une façon tranquille, mais ferme. Il a donné l'exemple. À nous de continuer.

Martin Belley

Saint-Nazaire

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