Trop de dépenses!

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Selon le dernier palmarès du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC de Montréal, Saguenay a dépensé plus que des villes équivalentes entre 2009 et 2013.

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Le Quotidien

Selon le dernier palmarès du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC de Montréal, Saguenay a dépensé plus que des villes équivalentes entre 2009 et 2013.

La croissance moyenne des dépenses par Saguenéen a été de 5,3% alors que celle de l'ensemble des mêmes villes fut de 4,1% au cours de la période. Une croissance moyenne de près de 18% sur cinq ans, plus que le double de l'inflation qui a été de 7,3%. Saguenay est également en tête du même peloton, avec une tendance lourde selon l'organisme, pour ce qui est des dépenses d'administration générale avec 17,6% de son budget par rapport à une moyenne de 14% pour l'ensemble des villes. Il faut souligner qu'au cours de cette période, le cabinet du maire avait la plus forte composition de toutes les villes du Québec, 7 à 10 membres, et que le cabinet du parti d'opposition était inexistant. On souligne aussi dans les données que Saguenay ne regarde pas à la dépense concernant la rémunération de ses cols blancs. Le ministre des Affaires municipales a réagi négativement à ce manque de contrôle des dépenses municipales (au Québec) en les comparant à celles de son gouvernement qui furent inférieures de 6% pour la même période soit, 12%. Aux maires qui prétendent que cette écart important est à mettre sur le compte des exigences de plus en plus grandes imposées par Québec, le ministre leur demande d'en faire la preuve. On parle bien ici de 2009-2013, avant donc le début de l'austérité.

C'est pourtant évident comme un nez au milieu de la face: si je dépense plus que je gagne, je m'endette et je devrai tôt ou tard y faire face. L'étude dit que Saguenay se classe dernière par rapport à ses semblables en matière de dépenses municipales totales par rapport à ses revenus tirés des taxes municipales. Si la dette moyenne du citoyen canadien est à 160% de son revenu, l'exemple de nos élus y est pour quelque chose. Avec un endettement qui augmente sans cesse et le plus haut taux de chômage au Canada, j'ai de la misère avec le fait que Saguenay y soit aussi la ville du bonheur comme l'a fait savoir plus tôt une enquête sociale générale menée par Statistique Canada. Faut croire les talents d'humoriste de notre maire soulignés lors du dernier gala des Oliviers y sont pour quelque chose!

Stéphanie Brassard

Jonquière

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