Un passé troublant

Dernièrement, j'ai regardé la série télé «Le Berceau... ((Courtoisie))

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Dernièrement, j'ai regardé la série télé «Le Berceau des anges». Ça m'a beaucoup ému car moi-même, ma mère à dû m'abandonner.

(Courtoisie)

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Le Quotidien

Dernièrement, j'ai regardé la série télé «Le Berceau des anges». Ça m'a beaucoup ému car moi-même, ma mère à dû m'abandonner.

J'aurais tellement aimé la connaître. J'ai aujourd'hui 69 ans et j'ai tourné la page sur mes recherches, même si je sais que j'ai des frères et des soeurs et que ma mère est décédée à l'âge de 75 ans en 1995. Je ne pouvais savoir son nom en raison des clauses de confidentialité. J'aimerais féliciter le réalisateur Ricardo Trogi et les acteurs pour cette belle aventure dans un passé touchant et troublant, qu'ils mon fait vivre. Notre religion catholique est supposément la meilleur... Mais une fille tombait enceinte et c'était pour les parents la catastrophe, l'humiliation, le déshonneur. La jeune fille était rejetée, souvent par le curé de la paroisse, lui qui devait pourtant lui apporter réconfort et être charitable comme le demande la religion catholique. Charitable à cette époque pour une fille-mère? Un mot inconnu! Au contraire, c'était une honte pour la paroisse, une fille du péché, une dévergondé; il faut qu'elle quitte le village avant que le scandale éclabousse. Et voilà l'aventure qui commence pour elle, le départ, pas d'argent, sa petite valise à la main, elle se retrouve dans une grande ville seule, dans un couvent pour avoir son enfant qu'elle ne pourra jamais voir, cajoler. Pour l'homme c'est une erreur de jeunesse point à la ligne. Les femmes étaient à la merci des homme et de l'Église, elles devaient obéissance à leur mari sans protester, trimer du matin au soir sans se lamenter; avoir des enfants tous les ans. Même si elle pouvait en mourir et laisser plusieurs enfants sans leur mère... Pour entrer dans une église, elle devait avoir le petit chapeau et le voile, comme les musulmanes, et faire la confession tous les dimanches. Pourtant, pour moi, c'est bien elle qui n'avait pas à se faire pardonner ses péchés si elle en avait! Je crois que plutôt c'était à certains curés et aux hommes en général de faire pardonner leurs péchés! Pour le manque de charité, l'orgueil, la vanité, le manque de respect envers les femmes.

Je n'ai pas connu ma mère, même si j'ai eu de bon parents, même des parents extraordinaires qui m'ont adopté à l'âge de 18 mois. Seulement tu penses toujours à ta vraie mère. Et pour les même raisons qu'évoquées dans «Le Berceau des Anges», comme bien d'autres, j'ai passé à côté de connaître ma mère. J'ai une marraine extraordinaire qui a aujourd'hui 93 ans et qui est un gros morceaux pour moi et qui m'a toujours aimé, Marie Duchesne-Gobeil, que j'adore.

Alain Duchesne

Chicoutimi (Secteur Nord)

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