Des impacts minimaux

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Bien entendu, un projet de cette ampleur ne peut être sans impact, mais nous nous engageons à tout mettre en oeuvre pour minimiser ces impacts et à faire du projet Lac à Paul un projet dont la région et tout le Québec seront fiers.

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Le Quotidien

Arianne Phosphate désire apporter des précisions à la suite de la publication en cette tribune d'une lettre d'une membre de la nation Innue de Piekuakami Mashteuiatsh, citoyenne de Saint-Fulgence et porte-parole du Collectif de l'Anse à Pelletier.

Dans la lettre (également adressée) au ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, plusieurs préoccupations face à la préservation de l'environnement et aux impacts du transport du concentré d'Arianne Phosphate (sont évoquées). Permettez-moi d'apporter quelques précisions qui, je le souhaite, contribueront à la (votre) réflexion.

Le transport du produit d'Arianne vers les marchés extérieurs nécessite un accès au nord de cette voie navigable qu'est le Saguenay, d'ailleurs reconnue par la Loi sur la protection de la navigation. La rivière a permis le développement de la région et contribue encore à celui-ci, qu'il soit industriel ou touristique. Arianne Phosphate fait grandir son projet avec l'esprit de réduire au minimum son empreinte environnementale. À cet effet, nous avons convenu avec Port Saguenay que l'empreinte du terminal maritime ainsi que des installations qui y sont rattachées et qui serviront les besoins d'Arianne, doit être minimale. Les travaux d'ingénierie détaillée seront donc faits en ce sens. De plus, comme nous l'avons déjà précisé, Arianne assumera les frais de démantèlement des installations et de restauration de celles-ci à la fin des activités de la mine, dans le cas où les infrastructures ne seraient pas utilisées par un tiers.

Vous avez raison: le transport est un enjeu majeur de notre projet, c'est pourquoi nous travaillons avec les différents ministères impliqués, les Premières nations, la MRC, la ZEC Martin-Valin, la ZEC Onatchiway, des clubs de motoneiges et différentes parties prenantes afin de bien comprendre leurs préoccupations et de nous assurer de mettre en place les mesures qui s'imposent dans le but de protéger l'environnement et les utilisateurs du chemin qui sera emprunté par les camions d'Arianne. Ainsi, des traverses de véhicules récréatifs seront aménagées, de même que des stationnements pour accommoder les utilisateurs. Des zones de dépassement, l'installation d'une signalisation adéquate, des campagnes de sensibilisation, un système de surveillance de la circulation ainsi qu'un moyen de signalement de la présence des camions de transport font aussi partie des moyens qui seront mis en place afin d'accroître la sécurité des usagers. Rappelons que la grande majorité du tracé est utilisé, ou l'a déjà été, par les camions hors norme de l'industrie forestière.

Nous sommes par ailleurs très sensibles à la protection des espèces menacées ou en péril, c'est pourquoi nous tenons compte de la population du caribou forestier dans l'élaboration du tracé. Pour ce qui est des autres espèces menacées dont vous faites mention, spécifions que le saumon ne sera pas touché, et qu'il en sera de même pour le pygargue à tête blanche (12 km sépare le site de son plus proche habitat), ainsi que pour la colonie sédentaire de bélugas puisque son habitat se situe à des kilomètres de Sainte-Rose-du-Nord, à la hauteur de Baie-Sainte-Catherine.

Le projet Lac à Paul se développe en tenant compte de l'environnement et des gens. Il n'est ici pas question de nuire à la nature. Votre lettre parle de «bouleversements identifiés dans l'étude d'impacts (qui) sont d'une ampleur sans précédent». Nous ne sommes pas de cet avis. Le projet Lac à Paul est développé dans le respect des normes environnementales et en concertation avec les Premières nations et la collectivité. Nous vous invitons donc, si vous le désirez, à venir nous rencontrer afin que nous puissions échanger sur le sujet.

Bien entendu, un projet de cette ampleur ne peut être sans impact, mais nous nous engageons à tout mettre en oeuvre pour minimiser ces impacts et à faire du projet Lac à Paul un projet dont la région et tout le Québec seront fiers.

Jean-Sébastien David

Chef de l'exploitation

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