Un mythe forestier

L'usine Alma de Produits forestiers Résolu.... ((Archives Le Quotidien))

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L'usine Alma de Produits forestiers Résolu.

(Archives Le Quotidien)

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Le Quotidien

Dans son éditorial du 7 mars, le rédacteur en chef du Quotidien, Denis Bouchard, reprend neuf fois le mot «Greenpeace» pour parler des contrats perdus par Produits forestiers Résolu à suite de la perte de sa norme FSC.

En cela il suit, sans doute involontairement le plan de communication de PFR (incitant) à tirer sur le messager plutôt que d'expliquer les tenants et aboutissants de la perte de cette norme! Il qualifie également l'organisme de «multinationale de l'activisme environnemental» révélant, sa véritable nature, reconnu pour ses campagnes musclées pour l'environnement. On l'a vu à l'oeuvre dans des poursuites effrénées contre les chasseurs de baleines, où elle a réussi à faire cesser la chasse commerciale) et dernièrement dans une action très médiatisée sur le commerce illégal en France de bois rares en provenance du Brésil ou du Congo.

Dans cette saga, il a été très difficile pour nous lecteurs de comprendre ce qui se passait réellement. Au début, les médias impliquaient directement Greenpeace dans l'attribution ou non de la norme avant qu'on comprenne que cet organisme n'était qu'un joueur parmi d'autres, entrepreneurs, syndicats ou organismes communautaires, dans sa gestion. On a appris par la suite que cette norme était gérée par un Conseil d'administration regroupant les principaux acteurs du secteur forestier et que des auditeurs indépendants étaient mandatés pour valider le respect de la norme FSC en fonction de critères établis par ce conseil. Greenpeace dans tout cela n'est que la mouche du coche qui tente d'un côté d'influencer le CA pour resserrer la norme et de l'autre dénonce les compagnies «délinquantes». On peut répéter que la perte de la norme n'est pas du ressort de la compagnie mais plutôt du gouvernement mais on ne peut s'empêcher de constater que PFR démontre très peu d'empressement à la récupérer. Elle l'a fait depuis mais on sent une certaine réticence. Dans un échange de courriel avec Louis Tremblay, journaliste au Quotidien, j'émettais dernièrement l'hypothèse qu'il s'agissait d'une simple question de coûts de production entre l'usine de Kénogami et celle du Tennessee et que la perte de la norme FSC arrivait à point pour justifier la fermeture évoquée de la machine 9 à Alma. Louis Bouthillier dans Le Quotidien du 13 mars dernier confirmait cette possibilité en nous apprenant que Resolu avait investi 105 M$ à son usine de Calhoun au Tennessee, ce qui en fait l'usine la plus rentable de PFR pour ce genre de production. Qu'il en a fallu du temps pour défaire le mythe du «terrorisme économique» de Greenpeace.

Gaétan Lepage

Saguenay

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