Cul-de-sac ferroviaire?

L'étude fait des constats clairs: on ne peut... ((Archives Le Quotidien))

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L'étude fait des constats clairs: on ne peut compter sur le segment actuel Jonquière-Grande-Anse pour la croissance du trafic ferroviaire lié au développement minier.

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Le Quotidien

Avec humour et non sans un fond de vérité, on dit qu'un consultant c'est quelqu'un à qui tu prêtes ta montre pour qu'il te donne l'heure juste. C'est un peu ce qui vient de se produire avec l'étude qu'a remis à la Conférence régionale des élus la firme «Lemay+DAA Stratégies» sur le réseau ferroviaire régional.

Tout le monde connaissait l'état lamentable du réseau entre le lac Saint-Jean et Chibougamau et on savait qu'il ne faut pas compter sur le CN pour le mettre à niveau. À peu près personne n'ignorait d'autre part l'obstacle potentiel que représentait le segment Jonquière-Grande-Anse à tout développement significatif d'une activité ferroviaire créée par le développement minier du nord.

L'étude fait des constats clairs: on ne peut compter sur le segment actuel Jonquière-Grande-Anse pour la croissance du trafic ferroviaire lié au développement minier. Parce que son propriétaire, Rio Tinto Alcan, l'utilise pour ses besoins qui s'accroîtront dans les prochaines années. Construire un nouveau corridor en territoire saguenéen à grands frais, avec des fonds publics, en balafrant la trame urbaine? Voilà un projet potentiellement controversé à tous points de vue.

Une lourde question revient encore une fois dans cette affaire. Le port de Grande-Anse, dont certains experts à Ottawa doutaient dès le début de sa localisation, est-il condamné à poursuivre un déclin amorcé il y a quelques années en raison des difficultés de l'économie régionale? Même Ariane Phosphate l'a écarté comme site de transbordement et de chargement, en forçant les dirigeants de Port Saguenay à initier le projet de construction, (encore avec des fonds publics?), d'un second port sur la rive Nord.

Devant ces faits, comment ne pas questionner la prévoyance des responsables de ce malheureux cul-de-sac, en l'occurrence le maire Jean Tremblay président et Ghislain Harvey, directeur général de Promotion Saguenay et président de Port Saguenay? Ces deux hommes sont au coeur du projet de faire de Grande-Anse un complexe portuaire et industriel de plusieurs dizaines de M$. On juge un arbre à ses fruits. On juge les gens d'affaires à leurs succès. On juge les politiciens à leurs réalisations. Comme hommes politiques, Jean Tremblay et Ghislain Harvey ont certainement la compétence d'exercer le pouvoir et d'engager des fonds publics dans leurs projets. Comme hommes d'affaires qui jouent avec notre argent, je me questionne.

Laval Gagnon

Chicoutimi

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