Des crédits d'impôt?

Dans le débat publié dans Le Quotidien le 6 février, David Descôteaux, analyste... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Quotidien

Dans le débat publié dans Le Quotidien le 6 février, David Descôteaux, analyste en politiques publiques à l'Institut économique de Montréal, propose, plutôt que des subventions et crédits d'impôt aux entreprises, une mesure moins discriminatoire: une réduction d'impôt pour toutes les entreprises, afin de les rendre plus performantes dans un monde de plus en plus compétitif.

Mais encore faudrait-il que les économies ainsi consenties soient réinvesties par les entreprises pour créer des emplois, faire de la recherche etc. M. Descôteaux est de ceux qui croient qu'une réduction de l'impôt encourage les entreprises à investir davantage. Voyons voir si son crédo résiste à l'analyse des faits! Une récente étude réalisée par l'Institut de recherche et d'information socio-économique du Québec montre que la réduction de l'impôt des compagnies au Canada avait plutôt encouragé ces dernières à accumuler cet argent dans leurs coffres pour leur rapporter, sans risque, des dividendes. De l'argent aisément acquis, retiré au trésor public qui aurait pu servir, notamment, à des améliorations au filet de sécurité sociale passablement effiloché par les conservateurs. De l'argent qui aurait pu servir à réduire, un soit tant peu, les inégalités entre riches et pauvres, quand plus de 50% des richesses de la planète sont entre les mains de 1% d'individus, selon une étude publiée par la banque du Crédit Suisse. Encore selon une étude publiée cette fois par la Banque mondiale (Paying Taxes), le Canada fait partie des chefs de file des pays qui imposent très faiblement ses entreprises: 9e rang sur 189. Le taux de prélèvement incluant les charges sociales, les impôts, etc d'une entreprise de taille moyenne atteint 44% aux États-Unis alors qu'au Canada, il est de 21%. Seulement en impôts, ce pourcentage est de 35% aux États-Unis, alors qu'il n'est de 14% au Canada. Ce qui n'empêche pas la santé économique d'être meilleure du côté américain qu'ici au Canada. Cherchez l'erreur!

Marcel Lapointe

Jonquière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer