Quelle stratégie?

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Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault.

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Le Quotidien

Bien que je ne sois pas d'accord avec le programme d'austérité des libéraux, la mesure pour faire disparaître la Conférence régionale des élus (CRÉ) me convient tout à fait.

Cet organisme, qui se prétend mobilisateur, refuse de prendre le leadership régional en adhérant à la coalition «Touche pas à mes régions», pour lutter avec sept autres régions du Québec contre les mesures d'austérité du gouvernement visant celles-ci. Selon les dires du président de la CRÉ, André Paradis, presqu'exclusivement composée d'élus, il ne faut pas y voir de sa part la crainte de se mettre à dos notre premier ministre et député de Roberval, Philippe Couillard. Mais, quand on lit dans Le Quotidien les raisons qui motive la CRÉ à ne pas suivre le mouvement provincial de contestation, les raisons données ont de quoi étonner, c'est le moins qu'on puisse dire! La CRÉ invite la population et les organismes à joindre la coalition, mais refuse elle-même de s'impliquer. C'est ainsi qu'elle prétend jouer un rôle de mobilisation, point à la ligne. La CRÉ, par la voix de son président, annonce qu'elle a une stratégie différente; elle veut prendre un autre chemin que la coalition; elle va continuer (apolitiquement parlant?) à faire pression pour obtenir une meilleure écoute de Québec. Pfft! Non, cette instance est vraiment devenue inutile. Bon débarras!

Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, a dû avaler son café de travers en apprenant cette nouvelle dans le journal. Ce dernier qui, dernièrement, a vivement dénoncé la position du Conseil du Patronat du Québec (CPQ) devant la Commission sur la stratégie gouvernementale en matière de développement durable. Position rétrograde et totalement à contre-courant du développement des régions par l'occupation du territoire, voulant que l'on doive couper les budgets alloués au maintien des municipalités dévitalisées pour les réaffecter à des villes au motif de fermer des villages non rentables économiquement! Par exemple fermer les villages de Notre-Dame-de-Lorette et Sainte-Élisabeth-de-Proulx au profit de Dolbeau-Mistassini; Saint-André et Saint-François-de-Sale au profit de Métabetchouan-Lac-à-La-Croix. Et pourquoi pas, par la suite, fermer «Métabet» au profit de Roberval? Et ainsi de suite! L'humain a une grande capacité d'adaptation, n'est-ce pas? Question en terminant aux élus qui siègent à la CRÉ: quelle sera la stratégie, le chemin différent que vous recommanderez à la Conférence régionale des préfets qui vous remplacera, pour contrer un éventuel nouveau BAEQ (Bureau d'aménagement de l'Est du Québec) au Saguenay-Lac-Saint-Jean?

Marcel Lapointe

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