Des chiffres ahurissants

Barack Obama...

Agrandir

Barack Obama

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Quotidien

Dans son dernier discours sur l'état de l'Union, Barack Obama entend, quitte à mettre son veto dans la balance, réduire les inégalités en augmentant les impôts des plus riches tout en réduisant ceux de la classe moyenne.

Refrain connu et mesure combien éloignée de la réalité; surtout depuis le début de la récession en 2008. Aux États-Unis, les deux tiers du produit intérieur brut américain appartiennent à 75 000 individus. Les autres se partagent la portion congrue de la richesse. Une poignée de familles américaines qui détient 22% de la richesse du pays présentement, alors qu'elle en détenait 7% en début des années 80.

Autres chiffres ahurissants mais planétaires cette fois-ci: l'organisme Oxfam, s'appuyant sur des chiffres fournis par la banque Crédit Suisse, affirme que l'an prochain, 1% des terriens les plus riches posséderont plus que le reste du monde. La richesse de ce 1% qui était de 44% de la richesse mondiale en 2008, au début de la crise économique, a augmenté à 48% en 2014. Rares sont celles et ceux, des classes moyennes, qui ont connu des hausses de revenu au cours des six dernières années. Plutôt le contraire. Notamment, la disparition, comme par enchantement, de 40 milliards $ du bas laine des Québécois, la Caisse de dépôt et placement du Québec. Et on ne parle pas de la misère des classes les plus pauvres qui s'est accentuée au cours de la même période.

Les inégalités sociales sont la raison première des conflits et des abus de toutes sortes. Je ne crois pas que l'amour, le respect et l'altruisme entre les humains, quelles que soient la couleur de leur peau, leur race, leurs croyances religieuses, aient raison des inégalités. Des mesures concrètes à l'échelle de la planète sont non seulement nécessaires mais urgentes. Sinon, l'humanité se prépare des lendemains catastrophiques. Des mesures concrètes pour réduire les inégalités, comme l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, la suppression des paradis fiscaux, pour ne nommer que celles-là, sont à l'ordre du jour du 45e Forum économique mondial à Davos en Suisse. Une 45e tentative pour humaniser l'économie et réduire la portée de la finance? Toujours permis de rêver...

Marcel Lapointe, Louise Brassard

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer