Les experts indépendants

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Le Quotidien

Où sont les experts indépendants (dans le dossier de la forêt)? C'est là-dessus que devraient se mobiliser les élus régionaux.

Comme les chercheurs le mentionnent, leurs travaux permettent de s'enligner vers une utilisation durable de la ressource forestière. Ce qui sous-tend qu'il y a encore pas mal de progrès à faire. J'ajoute que ces recherches n'auraient pas eu la même ampleur ni la même orientation sans la pression exercée par les environnementalistes, regroupés ou indépendants, et tous les citoyens préoccupés par les enjeux d'occupation du territoire. La société civile quoi!

Pour que les priorités comme la recherche soient prises en compte, les scientifiques auraient avantage à se positionner aussi comme des citoyens plutôt que de se cloîtrer dans un prétendu devoir de réserve face au débat public qui a cours actuellement. D'ailleurs plusieurs le font de plus en plus face aux décisions concernant la place des énergies fossiles dans l'avenir du Québec.

Ici, quand les médias ont besoin d'un expert pour commenter le débat sur la ressource forestière, on va le chercher à l'extérieur de la région, par exemple Luc Bouthillier.

Comme s'il n'y avait pas assez d'ingénieurs forestiers indépendants chez nous! Je pense aux profs du Cégep de Saint-Félicien ou à ceux de l'UQAC. Ont-ils les mains attachées à ce point? Pourtant, il n'est pas rare qu'un économiste de notre université commente le budget de Saguenay ou commente les développements en cours ou souhaités dans le domaine de l'aluminium.

Pourquoi en est-il autrement face à la foresterie? Pourquoi n'est-on pas capable d'avoir le point de vue d'un forestier qui n'est pas un représentant de l'industrie? Au-delà de sa tirade sur Greenpeace, avouez que Claude Villeneuve, qui n'est pas un forestier, n'a pas beaucoup éclairé ce débat de sa science. Il reste dans les généralités.

Le résultat de cette lacune en matière de sources d'information se traduit dans les médias par une représentation tendancieuse qui montre une opposition, qui en vient toujours d'ailleurs, aux aspirations, voire à la survie économique, de la région et de ses habitants.

Face à l'enjeu démocratique que représente l'utilisation de nos ressources collectives, nous sommes tous des citoyens avant d'être le représentant d'un métier ou d'une profession. Tant mieux si les compétences de certains permettent d'alimenter le débat public.

Il me semble qu'il y a là quelque chose de fondamental si c'est le bien commun qui nous guide plutôt que le corporatisme.

Jean-François Robert

Saint-Félicien

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