L'équilibre climatique

Réchauffement climatique.... (PHOTO JOHN AMIS, ARCHIVES AP)

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Réchauffement climatique.

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Le Quotidien

Dans la foulée des pages «Débat» publiées dans Le Quotidien le 26 décembre dernier portant sur le rôle de l'Homme et le climat, sur la billot qui flotte dans la rivière, je fais tomber à l'eau le climato-sceptique, Raynald Duberger. Le professeur Claude Villeneuve est un scientifique qui est dans son domaine, alors que M. Duberger ne l'est pas en cette matière.

Même si son argumentaire fait plaisir à acheter, il ne faut pas se mentir à soi-même en optant pour ce que l'on veut entendre. La contestation par les apparences et par l'interprétation des rapports n'est pas suffisant pour asseoir, à mon avis, les fondements de la raison. Le problème n'est pas au niveau de la rigueur scientifique, mais plutôt à mon avis est au niveau du «brainwashing» médiatique, de la rhétorique sans fin, des courants de pensée forcés qui nous répètent des centaines de fois par jour les mots «réchauffement climatique», avec des reportages cosmétiques dont on vient «pu capable»! Cela vient à engendrer des attitudes de contestation causées par le ras-le-bol de se faire marteler sans cesse les mêmes messages. On nuit au sujet à force de trop en parler et c'est ce qui arrive, comme pour la politique.

S'il faut prendre du recul par rapport aux deux points de vue, il faut commencer par faire des constats: la fonte des glaciers, l'augmentation de la température du pergélisol, les canicules récentes et surtout la hausse des moyennes globales des températures démontrée par les courbes de tendance historique des températures. La Terre a un immense réservoir thermique par la masse de ses océans. L'eau froide des profondeurs n'est pas prêt de se réchauffer, la fonte des glaces permettra-t-elle de dissiper plus de chaleur par les pôles en éliminant la couche isolante de surface qu'est la glace? Je crois en la capacité de la nature de compenser les variations pour maintenir son équilibre, mais elle a ses limites.

Il faut donc faire notre effort, par nos gestes individuels. Comme ceux qui savent voir ce qu'ils font au quotidien et font attention par de simples gestes dans le recyclage; ne pas aller dans l'excès et l'abus comme rouler en gros «pick-up».

Pensez-vous qu'il est plus écologique de lire un journal papier que de s'équiper d'une tablette bourrée de métaux rares et dont le cycle de vie très court crée beaucoup plus de pollution environnementale qu'un arbre, qui une fois poussé et récolté, aura libéré l'atmosphère de plusieurs tonnes de CO2 ? Votre réponse illustrera bien le conditionnement social dont les populations sont victimes de certains médias qui donnent plus de crédibilité à l'«homme de la rue qui sait tout» plutôt qu'au scientifique expérimenté et consciencieux.

N'oubliez pas qu'un arbre, ça produit des graines qui repoussent et que si on ne le récolte pas, il brûlera dans un feu de forêt qui rejettera tout le carbone qu'on n'aura pas récolté se combinant à nos propres émissions...

Pierre Charbonneau

Saguenay

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